Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait

K2 Tags

Plus un poil de sec !

Écrit par
Plus un poil de sec ! {"image_intro":"images/concert/2014_03/la_chiva_gantiva_2014_03_29.jpg"}

La Chiva Gantiva a été fondé par 3 Colombiens expatriés en Belgique. Dont le leader Rafael Espinel, chanteur/percussionniste qui avant de vivre à Bruxelles pour y suivre des cours de Beaux-Arts, avait transité par le Sud de la France. C’est en partageant une collocation au sein de la capitale, qu’il va rencontrer la plupart des musiciens qui vont former le groupe, un line up que rejoint alors un Français, un Vietnamien, et deux Belges. Et il faut avouer qu’en un peu plus de cinq ans, le septuor a pris de l’envergure. En 2010, il se produisait encore au Harby Festival à Anseroeul, entre Tournai et Renaix. Puis, après avoir effectué plusieurs allers-retours entre la capitale de l’Europe et la Colombie, où il remporte un franc succès, il commence à écumer des festivals de plus en plus conséquents en Belgique (Esperanzah, Couleur Café, Dour, etc.), et même à travers tout le Vieux Continent. Il vient d’enregistrer son second elpee, « Vivo », et se prépare à une tournée mondiale. En attendant, il se produisait ce vendredi 28 mars dans un AB Club sold out !

Vers 20h40, le combo monte sur l’estrade. Un drummer, un bassiste vêtu d’une salopette rouge, un guitariste (NDR : Felipe Deckers, également co-responsable de l’écriture des morceaux), deux cuivres dont un saxophoniste et un clarinettiste, une percussionniste en short, dont les cheveux bouclés lui tombent jusqu’au bas du dos ; et enfin, Rafael –cheveux noirs mi-longs en broussaille et barbe– armé d’un micro surmonté d’une mini caméra destinée à le filmer (voir résultat ici) Le set s’ouvre par le titre maître du dernier elpee, « Vivo ». Et on entre directement dans l’ambiance. Cumbia, champeta, afrobeat, funk, hip hop et rock vont faire bon ménage, ce soir. La température s’élève d’ailleurs rapidement dans la salle ; et le public a déjà des fourmis dans les jambes. Régulièrement, Rafael vient frapper sur son llamador ; mais surtout, il harangue la foule et l’invite à participer au spectacle. Lui demandant de répondre à ses onomatopées ou plus tard de lever les bras en les balançant de gauche à droite ; ou encore de faire le plus de bruit possible pour dépasser les 100 décibels. Il chante la plupart du temps dans la langue de Cervantès, parfois de Voltaire (« Pigeon »). Après quelques titres, il se retrouve en marcel et fatalement, à mi-parcours, torse nu. Bien vite imité par le drummer. Faut dire qu’il fait de plus en plus chaud, dans l’AB Club. La percussionniste frappe sur une sorte de tambour couché (tambora allegre) ou alors un tube en laiton. Après l’avoir détaché de son support, elle le secoue ou le gratte, à l’aide d’une sorte de racloir. Elle se déhanche sensuellement, un sourire permanent aux lèvres. Et puis, lorsqu’elle empoigne ses maracas, on a l’impression qu’ils ne font qu’un avec elle. La setlist épingle également l’un ou l’autre titre plus rap metal, abordé dans l’esprit de Rage Against The Machine ; moment choisi par les musicos pour bondir sur le podium, incitant la foule à les imiter. Même les cuivres s’y mettent, venant parfois se mesurer en bord de podium. Puis, le groupe nous présente un invité colombien. Il a emporté son propre llamador. Le premier titre auquel il participe manque un peu de cohérence ; mais dès le suivant, les ‘battles’ entre percus se multiplient. Natalia prend place derrière les fûts, afin que le batteur puisse passer à la trompette ; et son intervention est vraiment remarquable. Et quand La Chiva Gantiva attaque « Apreatao », on n’est plus loin d’une ambiance de carnaval, Natalia entamant alors une danse bien sud-américaine. Un petit bémol ? Certaines longueurs dans les morceaux ; et puis lorsque le guitariste, doué d’une excellente technique pourtant, en rajoute une couche. Ce qui heureusement, ne va pas nuire au climat général du set.

Le rappel s’ouvre par « Pa Ke Gozen ? ». Le gratteur a opté pour une sèche à 12 cordes tout au long de cette compo imprimée sur un tempo frénétique, au cours de laquelle Rafael prend son micro pour un revolver. Excellent ! Pour le très dansant « Amamar », Rafael s’est coiffé de son célèbre chapeau de flamant rose, et le fait tourner autour de la tête. Ebouriffant ! La finale est particulièrement percussive. Le drummer a enfilé sa tenue de squelette et le public ne tient plus en place. Hormis le batteur, tous les musiciens sont en front de scène et semblent particulièrement heureux de l’accueil que lui réserve l’auditoire. C’est bras dessus bras dessous, que les sept musicos, complètement trempés, viennent saluer un public conquis et en transpiration. Plus un poil de sec !

(Organisation : AB + Live Nation)

Setlist

Vivo
Para Arriba
Estrenando
Pigeon
Por eso canto
El Pollo
Chofer
La Pecosa

El Valor tiene mareo
Pelao
Loco como yo
Wepaje
El chenche
Apretao

Rappel

Pa ke gozen?
Amamar
Migraño

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: La Chiva Gantiva
  • Date: 29-04-2014
  • Concert Place: AB Club
  • Concert City: Bruxelles
Lu 551 fois