• Blanche et les gilets jaunes
    Blanche et les gilets jaunes Les récents mois ont ébranlé fortement Mathieu Miegeville. Ce qui s’est produit socialement en France a été d'une grande violence.…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait

K2 Tags

L’émotion à fleur de peau…

Écrit par
L’émotion à fleur de peau… {"image_intro":"images/concert/2018_04/scott_calum_2018_04_27.jpg"}

Calum Scott entame sa tournée européenne, un périple destiné à promouvoir son premier elpee, « Only Human », paru en mars dernier. Un disque enregistré sous la houlette des producteurs Fraser T Smith (Adele, Ellie Goulding), Jayson DeZuzio (Skylar Grey, Imagine Dragons) et Oscar Görres (Taylor Swift, Britney Spears). Scott est considéré comme un véritable phénomène au Royaume-Uni.

Mais la véritable surprise va nous venir du supporting act. En l’occurrence Daniel Docherty. A cause de sa technique en picking et de sa voix à l’accent scottish qui sent bon les Highlands. Les sonorités de sa gratte sont tellement cristallines que vous en avez des frissons partout. Il se produit seul, armé de sa semi-acoustique et d’une loop machine qu’il maîtrise à merveille. Même les tapotements sur le corps de son instrument servent à créer des boucles et surtout le rythme. Et c’est en superposant ces différentes couches sonores, qu’il élabore ses mélodies. Trempée dans le folk, sa musique est plutôt vivifiante et me fait penser tour à tour à celles de The Passenger, Ed Sheeran, Jeff Buckley, Matt Simons ou encore Mumford and Sons. Conteur et troubadour des temps modernes, ce natif de Glasgow a un énorme potentiel. Qu’il est possible de discerner sur ses deux Eps, gravés à ce jour « This Holy Fire » (2016) et « Life Is What Make Of It » (2017), et surtout son hit « Hold Me », une véritable petite perle…  

Place ensuite, à la tête d’affiche. Sur les planches Calum Scott est soutenu par un bassiste, un drummer, un claviériste/pianiste et un guitariste/claviériste. Il débarque vêtu d’une veste cintrée de couleur noire, jaquette qu’il laissera rapidement tomber. Et il salue d’emblée le public.

Sa voix est particulièrement émouvante, une émotion décuplée suivant les morceaux choisis, et tout particulièrement lors de la chanson dédiée à sa sœur. 

Le set s’ouvre par le hit « Come Back Home ». Calum joint le geste à la parole et tend régulièrement la main gauche vers la foule. Il saute sur place lorsque le rythme s’accélère. Son timbre devient carrément soul tout au long de « Only Human », un titre au cours duquel il ouvre son cœur, même si la section rythmique finit par s’imposer pour libérer un solide groove. Et dans le même esprit, caractérisé par ses beats électro, « Rhythm Inside » est destiné au dancefloor.

Premier single issu de l’opus, « You Are The Reason » évoque la douleur dans l’amour. Grâce à sa voix, il parvient à transformer cette souffrance en beauté positive. Interactif, il va expliquer, pendant 5 bonnes minutes, sa démarche artistique et sa conception de l’écriture de son album. La musique est devenue, en quelque sorte, une thérapie qui lui a permet de contrôler ses émotions...

Il dédicace « Good To You » à la ville de Bruxelles. Agglutiné devant le podium, le public féminin réagit et pousse des cris. Une des filles lui adresse un ‘I love You’. Il répond dans un français presque parfait ‘Moi aussi, je vous aime tous’.

Il interprète « Not Dark Yet » armé de sa sèche, mais uniquement accompagné du pianiste. Et c’est limité aux ivoires et à sa voix, qu’il attaque « Hotel Room », tout au long duquel on n’entend pas une mouche voler. Le public boit littéralement ses paroles. Les autres musicos deviennent alors spectateurs en regardant Calum dans son exercice vocal. Et suivant la même formule, « Won’t Let You Down » est enrichi par les chœurs de ses musicos.  Des chœurs ‘cathédralesques’ ! Dans ces circonstances, le travail opéré par l’ingé son est primordial, et à cet égard, il est à féliciter. « Won’t Let You Down » est la fameuse compo écrite pour sa frangine qui a lancé sa carrière. Et l’artiste est tellement ému qu’il ne peut retenir ses larmes en fin de parcours. Il lui faudra quelques secondes pour reprendre ses esprits, avant qu’il ne s’excuse auprès du public de cet épanchement de sensibilité, qui l’applaudit chaleureusement. Manifestement, on peut affirmer qu’il s’agit d’un artiste à taille humaine. Electro/pop nerveux, « Give Me Something » clôt une jolie prestation d’une bonne heure ; mais en quittant l’estrade, Scott signale qu’il accordera un rappel.

Un encore au cours duquel il est en parfaite communion avec la fosse, tout au long de « If Our Love Is Wrong », qui connaît les paroles par chœur ; et qu’il ponctue par la somptueuse cover du  « Dancing On My Own » de Robyn, à nouveau abordée en mode piano/voix. Tout au long de ce set chargé d’émotion, l’artiste s’est mis à nu en vidant son cœur et son âme.  

Setlist : « Come Back Home », « Only Human », « Rhythm Inside », « You Are The Reason », « Good To You », « Not Dark Yet », « Hotel Room », « No Matter What », «Won’t Let You Down », « What I Miss Most », « Give Me Something ».

Rappel : « If Our Love Is Wrong », « Dancing On My Own ».

(Organisation : Live Nation)

 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Calum Scott
  • Date: 27-04-2018
  • Concert Place: La Madeleine
  • Concert City: Bruxelles
Lu 244 fois
Plus dans cette catégorie : « Catharsis caniculaire En guise d’adieu… »