Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

K2 Tags

En pensant à Jeff…

Écrit par

Masque obligatoire et espace entre chaque siège afin de respecter la bulle familiale, lors du concert des Gangsters d’Amour, ce samedi, à la ferme du Biéreau de Louvain-la-Neuve.

Un bref historique, d’abord. En 1978, le regretté Bodart avait fondé Aphrodisiax, un groupe au sein duquel militait Jean Castin, un copain d’école de votre serviteur, à la basse. A l’actif de ce combo, un single pop/punk autoproduit. Chanté en français, il s’intitule « Sexe Symbole ».

C’est en 1982 que Jean-François Bodart, surnommé Jeff, forme Gangsters d’Amour. Le patronyme de la formation est tiré d’une chanson de Starshooter, groupe mythique de la scène punk lyonnaise des années 80, auquel Jean-François voue à l’époque un véritable culte. L’aventure va durer de 1982 à 1992. Soit dix ans, au cours desquels Gangsters d’Amour va publier deux albums et une dizaine de singles. Puis Jeff entame une carrières solo ponctuée de cinq elpees, en l'espace de 13 ans. Victime d’un accident cérébral, il décède en mai 2008.

Les Gangsters d’Amour étaient réputés pour leur énergie communicative. Les musicos se produisaient sur scène en costume croisé, borsalino et chaussures deux-tons. Sous la formule d’un big band, ils pouvaient compter sur le soutien d’une section de cuivres et de danseurs-choristes (Los Drogenbos).

En 2019, Louis Petyt, le fils de l’ancien claviériste, décédé il y a vingt ans, propose aux anciens camarades de son paternel de remonter le groupe et de repartir en tournée. 10 membres répondent présent, dont le bassiste originel Pep Romeo. Trompettiste, Louis s’est intégré à la section de cuivres à laquelle participe également le tromboniste Henri-Olivier Pector et l’autre trompettiste Vince Roméo. Vincent Warin se charge des percus, Jean-Marc Pitance des drums, Pierre Gillet des claviers, de l’accordéon et de la gratte semi-acoustique et Daniel Lenoir de la guitare électrique. Parmi Los Drogenbos, on retrouve Cédric aux chœurs, alors que le lead vocal est dévolu à l’acteur Philippe Résimont.

Le set s’ouvre par « Panne De Secteur ». D’emblée, les ‘ouah !’ fusent dans l’auditoire. Philippe et Cédric semblent montés sur ressorts et sautent constamment en incitant le public (masqué) à applaudir et à danser (on ne peut pas !) La folie furieuse s’est installée dès les premières secondes de la prestation. Faut dire que les jeunes du combo assurent… Plus soul/jazz, « Tireur Fou » déclenche un duel entre la section de cuivres et la section rythmique forte de 3 musiciens. Résimont est manifestement à l’aise sur les planches, et si sa voix a davantage de groove que le regretté Jeff, on parfois l’impression qu’il éprouve plus de difficultés à reprendre son souffle. La machine à hits est lancée. Pendant « Adieu les corps », les ivoires ont cédé le relais aux sonorités Hammond. Les cuivres s’en donnent à cœur joie tout au long de « Mort sur le Nil », avant que les cordes ne prennent le relais. « Baron Rouge », « Guerilla » et « Coûte Que Coûte » embraient tout naturellement. Cette succession de tubes fait monter la température au sein du public. Pour « Charlie », le claviériste s’assied sur le bord de son estrade et se concentre sur la gratte semi-acoustique. Philippe s’efface et on entend la voix de Jeff, alors que l’intervention à la trompette plonge l’auditoire au sein d’un climat empreint de sérénité… Le claviériste empoigne un accordéon pour « Désirs Noirs », un morceau pour lequel Louis Petyt se consacre aux vocaux. Il chante impeccablement dans un registre qui rappelle… Jeff…

Résimont récupère son micro pour « SOS Barracuda », une chanson reprise en chœur par la foule. Il plaisante en signalant qu’il ne connait pas les paroles et tourne la page, en y joignant le geste à la parole. « Chère Déborah » est entamé sous un tonnerre d’applaudissements…

Véritable bête de scène, Résimont se révèle très réactif et provoque souvent les rires aux premiers rangs. Tout au long de « Meurtre A Hawaï » et « Tora Tora » le light show brille de mille feux. Et le set de s’achever par « Willy ne Pense qu’à Ça ». Dommage que le groupe n’ait pas prévu de nouvelle compo.  

Mais il revient pour un rappel au cours duquel il va nous réserver la cover de Jacques Dutronc, « Et moi et moi », puis en apothéose, et pour la seconde fois, l’incontournable « Coûte Que Coûte ». Les vieux fans sont aux anges et les jeunes découvrent ce qui se faisait de mieux, dans les années 80, sur la scène noir-jaune-rouge. Jeff Bodart peut être fier de ce que ses Gangsters d’Amour sont encore capables de faire aujourd’hui. Et depuis le paradis des musicos, il a dû apprécier…

Setlist : « Panne De Secteur », « Tireur Fou », « Adieu Les Corps », « Mort Sur Le Nil », « Baron Rouge », « Guerilla », « Coûte Que Coûte », Charlie », Désirs Noirs », « SOS Barracuda », « Chère Deborah », « Meurtre A Hawaï », « Tora Tora », « Willy ne Pense qu’à Ça »

Rappel : « Et moi et moi » (Cover Jacques Dutronc »), « Coûte Que Coûte »

(Organisation : La Ferme du Biéreau)

Informations supplémentaires

  • Band Name: Gangsters d'Amour
  • Date: 2020-10-09
  • Concert Place: Ferme du Biéreau
  • Concert City: Louvain-la-Neuve
  • Rating: 7
Lu 355 fois
FaLang translation system by Faboba