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Sur la route des Caraïbes et de l’Amérique latine…

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Gabriel Rios a publié son cinquième elpee, « Flore », en février dernier. Une œuvre qui recèle de véritables hymnes à la musique d’Amérique latine et des Caraïbes. Des morceaux qui remontent à l’enfance de son père et de son grand-père. Des chansons qu’ils auraient adoré l’entendre chanter. Une concoction enivrante à la fois nostalgique et iconoclaste qui redécouvre une culture musicale qu’il a laissé derrière lui depuis plus de vingt ans, lorsqu’il a quitté Puerto Rico pour l’Europe. Cet album n’est pourtant pas seulement un hommage aux classiques latinos, c’est également une réalisation qui reste fidèle aux arrangements et à l’instrumentation de la Salsa Nuyorican des années 60 ainsi qu’aux anciennes ballades populaires mexicaines et cubaines. Mais également un vibrant hommage à son père musicien, atteint de la maladie d’Alzheimer. C’est cet opus qu’il va défendre, ce soir, sur les planches de l’Ancienne Belgique, en mode AB Flex, c’est-à-dire, configurée en places assises. Et le concert est sold out. 

Le supporting act est assuré par la pétillante Emmy D’Arc. Issue de Hasselt, dans le Limbourg, c’est la première fois qu’elle foule les planches de l’AB.

De son véritable nom Ine Tiolants, elle est aujourd’hui âgée de 24 printemps, et avait remporté le ‘MNM Rising Star’, en 2018. Depuis, elle a décidé d’opter pour un pseudonyme. Elle adore interpréter des reprises de ses artistes préférés, et tout particulièrement des chansons signées Bruce Springsteen, Eddie Vedder et Johnny Cash ou encore Sinéad O'Connor et Dixie Chicks.

Il y a déjà pas mal de monde dans la salle, quand Emmy grimpe sur l’estrade. Elle ouvre le set par le nerveux « My Silver Lining » et embraie par son premier single « The Odds » que le public semble vraiment apprécier. « I’m Alright » est davantage propice à la sérénité. Sa voix y est haut-perchée ; une voix tour à tour perçante, sucrée ou salée qui rappelle celle de Selah Sue. Elle a trois guitares à sa disposition. Deux semi-acoustiques et une électrique dont elle ne se servira qu’à une seule reprise. Derrière son sourire ravageur, se cache manifestement une perfectionniste qui ne manque pas d'ambition. A l’instar des icônes qu'elle admire, elle s'inspire de sa propre vie, des pensées qui flottent et rebondissent dans sa tête. Sculptée dans l’americana, « One Of The Weak » est une autre compo paisible, empreinte de délicatesse et de douceur. Dans l’imaginaire, on s’imagine traverser les grandes les plaines de l’Ouest américain. On attend impatiemment son premier Ep. Un grand talent en devenir…  

Pour les photos c’est

Setlist : « My Silver Lining », « The Odds », « I’m Alright », « One Of The Weak », « Reveal », « Walk », « Mercedes Benz », « Troy ».

C’est la neuvième fois que votre serviteur assiste à un concert de Gabriel Rios. Ce soir, il va nous livrer une prestation semi-acoustique. Il est soutenu par son fidèle, Ruben Manama, à la contrebasse et aux chœurs. Ce dernier se plante à proximité d’un piano imposant de couleur noire, d’une gratte et de son instrument de prédilection. Pas de trace de la violoncelliste Amber ; et c’est bien dommage ! Armé de sa six cordes, Gabriel s’installe du côté droit, devant un micro au pied duquel il a posé une percussion électronique. Il est sobrement vêtu d’un jeans et d’un tee-shirt. Cool, il présente chaque morceau ; et le public, qui connaît parfaitement les paroles des chansons, reprend très souvent les refrains en chœur.  

D’habitude, Gabriel entame ses shows par sa version du « Voodoo Chile » de Jimi Hendrix, seul à la gratte. Une forme de rituel… qu’il n’accomplira pas ce soir. Judicieux, le light show met bien en exergue les deux musicos, même si Gabriel est davantage sous le feu des projecteurs, notamment à travers les lumières qui convergent vers la foule. Un étrange contraste d’ombres et de lumières communique une ambiance différente à chaque titre. De temps en temps, Ruben pousse un cri ; et notamment lorsqu’il siège derrière les ivoires.

Mélange détonant de swing, de rock et de funk et parfois de jazz, la musique de Rios ne manque pas de charme, mais aujourd’hui elle baigne inévitablement dans une ambiance latino.

L’intégralité de « Flore » sera passé en revue au cours du set, mais dans le désordre. Et lorsque le duo attaque le titre maître, Ruben se lèvre et empoigne sa contrebasse, il frotte délicatement ses cordes avec un archet, alors que Gabriel dispense de délicates notes de ses cordes. Le voyage vers les Caraïbes et Porto Rico et l’Amérique Latine est impressionnant.

Le set de 75 minutes se terminera par une version épurée de « A caballo vamos pal' monte » du Buena Vista Social Club. Et c’est encore par une cover de la célèbre troupe cubaine, « El Carretero », que Rios entame le rappel, un collectif que votre serviteur avait eu l’opportunité de voir en ‘live’. Quel merveilleux souvenir, d’ailleurs ! Enfin, cerise sur le gâteau, le concert s’achève par le bouleversant « Gold ».

Musicien talentueux, chic et sexy, Gabriel séduit toujours autant sur disque que sur scène. Alliant tendresse, technique qualité et simplicité, son spectacle, ce soir, est passé trop vite…

Pour les photos, c’est ici

(Organisation : Ancienne Belgique et Live Nation)


 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Gabriel Rios
  • Date: 2021-10-29 22:00:00
  • Concert Place: AB Flex
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 7
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