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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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La fuite d’Ellside

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Dernier concert - festival

Suede 12-03-26
Epica - 18/01/2026
Enzo Porta

Enzo Porta

mardi, 19 septembre 2006 03:00

Road rail river

J’avoue ne pas avoir été fort tendre lors de la critique du premier album de cette formation anglaise. Faut dire que bourré de bonnes compos, le disque était gâché par une production poussive. Ce « Road Rail River » semble avoir tiré des leçons du passé : du pop rock classique mais classieux, sous la haute influence de Sir Paul Mc Cartney. Qui dit Macca dit mélodie et c’est l’intérêt premier de cette galette, dont une bonne moitié est constituée de chansons susceptibles de traîner dans les limbes du cerveau, bien après les avoir écoutées (NDR : les aériens « Who can shout loudest » et « Everyone talked about us »). A contrario du précédent opus, les arrangements et autres incursions électroniques sont parfaitement intégrés à la musique et jamais hors propos. Nonobstant quelques baisses de régime et des emprunts un peu trop flagrants (le couplet de « The Inevitable » est pompé sur « Riders on the Storm » des Doors), ce disque devrait plaire aux amateurs de pop soucieux de panser les plaies d’un spleen persistant.

mardi, 19 septembre 2006 03:00

Plans drawn in pencil

Le deuxième elpee de ce duo anglais semble inviter l’auditeur à l’exploration des grands fonds marins. Les lignes profondes de basse, les synthétiseurs rêveurs et les rythmiques électroniques ‘bruissantes’ alimentent des mélodies dilatées qui ne dépareraient pas dans un documentaire dont les héros, ressemblant à des créatures biscornues, hanteraient les profondeurs de l’océan. A l’instar d’une peinture pointilliste, l’accumulation de minuscules tonalités finit par créer de petites cathédrales sonores. Cette musique ouatée, atmosphérique, s’entend plus qu’elle ne s’écoute, même si le soin porté à la mise en forme de ce disque devrait ravir les amateurs de textures complexes... Désolé, mais le commandant Cousteau vient d’arriver. Le temps d’enfiler une combinaison de plongée et nous sommes partis !

mardi, 07 mars 2006 02:00

Children of the Nile

Le jeune chanteur Iba est originaire des Iles Vierges mais vit désormais aux Connecticut. Il est abrité par le label des musiciens de Bambu Station, autre formation originaire du même coin des Caraïbes. Il nous propose ici du reggae ‘strictly roots’ et empli de rhétorique rastafarienne. Le son est chaleureux, les musiques de Bambu Station sont soignées et bien produites, mais se cantonnent au style ‘one drop’ popularisé par Bob Marley. Le registre vocal emphatique de notre homme évoque un croisement entre Dennis Brown et Jacob Miller, tandis que ses vers font penser aux textes sans concessions de Max Romeo. Résultat, ce disque n’est guère novateur, et les maîtres du genre ont fait beaucoup mieux, il y a presque trente ans. Evidemment, les mordus incurables de ce style de reggae devraient trouver leur compte tout au long de cette galette ‘roots’ un peu convenue.

mardi, 22 août 2006 03:00

Hormonized

« Hormonized » constitue déjà le quatrième album de cet ensemble italo-écossais. Un trio dont le talent scénique s’est déjà exporté aux quatre coins de l’Europe. Son rock’n’roll anecdotique et sans prétention est simplement destiné à faire passer du bon temps. Et il y parvient sans grande difficulté. Si la voix du chanteur, Andy Mac Farlane, évoque celle de Billy Idol en moins racoleur, la musique puise allègrement dans le rockabilly, le surf (« Hatuey »), le blues-punk (« Hormonized ») et les atmosphères de film western (« Greasy Black Hands »). Hormis la reprise cocktail de « My Sharona », quelques compos démontrent la capacité des gaillards à écrire des chansons contagieuses. A l’instar du rock « Top Of the World » ou encore de « Swimming Pool », histoire d’un barbecue réussi (NDR : c’est-à-dire sans pluie). Bref, on nage ici en plein univers sonore ludique. Ce disque devrait donc plaire à celles et ceux qui ne jurent que par le rock hédoniste et sans prises de tête.

lundi, 03 avril 2006 03:00

This One Goes To Eleven

On décernera à Groove Grocery le prix de la pochette la plus laide de l’année… Mais en attendant, vu qu’on ne juge pas un livre à sa couverture, il est de notre devoir de nous plonger dans le funk jazz pratiqué par cette formation belge. Jouissant d’une solide réputation scénique chez nos voisins flamands, les Groove Grocery s’illustrent par la présence d’une section de cuivres destinée à soutenir le noyau basse-guitare-batterie. Pour ce deuxième album, les Groove Grocery semblent avoir hésité sur la direction artistique à prendre. Ce qui aboutit à un compromis à la belge qui ne satisfera personne. On pense quelquefois à Hooverphonic (« Stay With Me », « Mr Perfect », « Love »), le savoir faire en moins. Le reste du temps, Jamiroquai semble être le modèle à imiter (voir « Move On » et « Fun ») ; mais le groove n’est pas vraiment au rendez-vous. Même si les compos ne sont pas de mauvaise facture, quoique rarement mémorables, c’est surtout la mise en son du disque qui laisse à désirer. Un abus de sonorités électroniques mal maîtrisées rend l’ensemble pataud alors qu’une approche ‘live’ aurait insufflé un peu de chaleur à cette plaque qui en manque cruellement. En bref, pour le prochain disque, il vaudrait mieux s’adjoindre les services d’un directeur artistique.

 

mardi, 13 juin 2006 03:00

Ole Ola - Futebol Bonito!

Ca y est, la coupe du monde de football a commencé et les produits dérivés font leur apparition. A défaut de single du Grand Jojo, les amateurs pourront se rabattre sur ce curieux disque concocté par les Brésiliens du Grupo Batuque. Entrecoupé de commentaires radio brésiliens (« goooooooooooooooaaaaaallllllllllllllllllllllllllllllll »), l’album est partagé entre sambas quelquefois chantées par des supporters imbibés du club brésilien Flamengo (« Torcida do Flamengo ») et des remix dancefloor plus ou moins inspirés. Rayon remix, « E Ruim » est le meilleur du lot grâce à la voix de Nair Candia et aux sons électro acides qui traversent le rythme endiablé de la samba. Du côté des sambas traditionnelles, on épinglera le légèrement déjanté « Ole Ola » où on croit entendre chanter Tom Zé ; mais c’est le percussionniste Dom Um Romao qui délire. Ou encore « Na batida do Agogo », curieuse pièce mélangeant clochettes, trombones et percus. Chantée par Wilson des Neves, « Soberana » est une très jolie ballade acoustique au charme pénétrant. Un disque qui recèle quelques bons moments donc. Maintenant le reste s’avère tout de même anecdotique, se résumant souvent à des versions lounge et à une ‘jam session de percussions’ comme disait Jean Claude Brialy sur la bande originale du film « Anna ».

lundi, 20 février 2006 02:00

Remixed

C’est désormais une tradition chez Bebel Gilberto, chacun de ses albums subit un reliftage en règle de la main de remixeurs aguerris. Ce « Remixed » revisite donc le bel album éponyme sorti il y a plus ou moins un an sur Ziriguiboom. Des producteurs et beatmakers comme Thievery Corporation, Steve Hillier (producteur du « Think Tank » de Blur) ou encore Dj Spinna s’y collent donc. Le remix étant un exercice périlleux au nom duquel beaucoup d’horreurs musicales ont déjà été commises, les relectures présentées ici sont donc forcément de valeur inégale, mais la qualité reste souvent assez élevée. La majeure partie d’entre eux a été conçue avec des salons « cosy » en tête plutôt que la sueur des pistes de danse. Peu de grosses caisses qui marquent tous les temps donc, mais plutôt des claviers acides et vaporeux et une nuée de percussions qui évoquent le soleil et la mer. La structure originelle des morceaux est conservée, la voix de Bebel étant souvent le seul élément qui subsiste des compos. Parmi les mixes plus réussis, on citera « O Caminho ». Le dénommé Guy Sigsworth a ajouté à la chanson une belle saveur sixties qui donne l’impression d’entendre un inédit de Burt Bacharach. Le mélancolique « All Around » est très réussi aussi et évoque les atmosphères chères à Air : guitare acoustique et batterie en avant. L’intrigant « Cada Beijo » et son intro orchestrale sont repris tels quels par Thievery Corporation qui se contente (à raison) de tirer le morceau de sa brume originelle à coups de percussions samba. Le joli « Jabuticada », coécrit en compagnie de Carlinhos Brown, subit lui aussi un joli traitement, entre acoustique et percus bourrées d’effets. Le plus iconoclaste du lot reste « Aganju » par Spiritual South, le remix le plus « dancefloor » du lot, rehaussé par les vocalises « scat » de Miucha.

dimanche, 13 juillet 2008 03:00

Cactus 2008 : dimanche 13 juillet

C’est sous un soleil radieux que débute la troisième journée du Cactus, un des festivals les plus conviviaux de Belgique. On vient cependant de manquer l’‘alt country’ (NDR : à moins que ce ne soit du ‘freaky folk déraciné’) de Phosphorescent. En cause, des embouteillages et une gueule de bois mal gérée…

Par contre, on est malheureusement pile à l’heure pour assister au set de Devotchka, un quatuor américain responsable d’un mélange de folklore balkanique (dans une version aseptisée) et de rock fort banal, rappelant Sting et Babybird. La formation est venue défendre son nouvel opus intitulé « A Mad and Faithful Telling ». Le show manque d’énergie et les musiciens ne se montrent guère enthousiastes. On a même l’impression qu’ils sont présents de corps, mais absents d’esprit… Encore clairsemé, le public applaudit poliment, mais surtout mollement, un répertoire pas très inspiré. Difficile d’ailleurs d’accrocher à cette mixture musicale digne d’un compromis à la Belge : un consensus mou qui ne satisfait personne et surtout pas l’assemblée… Un voisin me souffle : ‘il y a une demi-heure qu’ils jouent mais j’ai l’impression de les écouter depuis deux jours !’.

Tandis qu’une ribambelle d’enfants parcourt le Minnewaterpark, en long et en large, pour récupérer des gobelets usagés (10 centimes pièce !), Shantel et le Bukovina Club Orkestar mettent littéralement le feu aux planches. D’origine roumaine, Shantel est un dj allemand. Il a lancé la mode du ‘balkan beat’. En dynamitant les mélodies fiévreuses de l’Europe de l’Est à coup de beats gargantuesques, l’homme a créé un style unique en son genre. Il se démène comme un beau diable sur la scène du Cactus, tel un Moby gitan. Le groupe est très efficace. La chanteuse ressemble à Asia Argento. Ajoutez-y une distribution de vodka aux premiers rangs, et le tour est joué ! Ce set très plaisant atomise les traditions dans un grand chaudron punk, électro et reggae, le tout joué avec une énergie folle… On est conquis, et on se retrouve à scander « Disko Partizani ! », titre du dernier album de notre homme et sa troupe, sorti chez nos Crammed nationaux.

La sauce retombe lors du set d’Arsenal. Cette formation jouit pourtant d’une énorme popularité en Flandre. Après avoir commis un premier album qui touillait pas mal dans l’électro ‘brazilera’, elle vient de concocter un nouvel elpee nourri au rock un peu boursouflé et surtout pompeux. De la musique destinée aux stades (de Flandre) qui semble mettre tout le monde d’accord. Mais le résultat sonne quand même fort convenu. Après une réincursion par les thématiques brésiliennes (et ses sonorités réminiscentes de Buscemi) et un vieux tube du précédent album (« Mr Doorman »), le rideau tombe pour laisser place à un duo meurtrier…

Car le charme du festival Cactus procède également de cet éclectisme à toute épreuve, permettant de passer du rock pompier aux transes noisy. Celles du duo anglo-américain The Kills, en particulier. VV et Hotel (leurs surnoms) viennent défendre un « Midnight Boom » acclamé par la presse et plébiscité par le public alternatif. Produit par Alex Epton (Spank Rock), l’elpee bénéficie de programmations rythmiques efficaces collant parfaitement à leur blues rachitique qui convie le Velvet, Jesus & Mary Chain et Suicide à un grand festin dépressif. Fidèle à sa réputation taiseuse, le groupe enchaîne pendant une heure les titres abrasifs. Jamie ‘Hotel’ Hince se cache derrière d’énormes lunettes de soleil à la Martin Rev. L’économie de mots  laisse à ce rock minimaliste (beats + deux guitares) le temps de dévoiler une puissance qui fait mouche sur quelques morceaux. Une partie du set est peut-être un peu moins convaincante, surtout les passages blues punk minimalistes, rappelant le Blues Explosion des débuts ainsi que Royal Trux ; mais on n’en reste pas moins sonné par cette prestation, surtout au regard du spectacle pâlot accordé par Sophia qui bénéficiait pourtant, pour la circonstance, du concours d’une section de cordes.

La troupe de l’ancien God Machine, Robin Proper-Sheppard, s’est évertuée à réveiller un certain rock indé des années nonante ; mais son charisme proche du degré zéro et la volonté de se vautrer dans la geignardise ne pouvait finir que par lasser profondément…

On repart du bon pied en compagnie de Bootsy Collins flanqué de son Hardest Working Men Band. La légende du P-Funk a voulu rendre hommage à ses mentors, Bobby Bird et James Brown. Pour l’occasion, l’homme a mis sur pied un groupe réunissant des membres de la formation live de Public Enemy, le Bobby Bird Band, mais aussi des légendes comme le tromboniste Fred Wesley, une Vicky Anderson sans voix (une des anciennes chanteuses du Godfather) et le MC Danny Ray, dont le rôle consiste à introduire le Godfather sur scène. Un sosie de James Brown est aussi prévu ; et… il est plus vrai que nature ! Le dénommé Tony Wilson représente parfaitement le James Brown de la première moitié des années soixante : il accomplit des acrobaties, possède le même timbre de voix et se démène comme un beau diable. On rigole beaucoup, car cette troupe hétéroclite (dont une curieuse vamp rousse sur le retour) libère un certain charme. Celui d’une bande d’anciens combattants qui porte les stigmates de la vie difficile que traversent parfois les artistes. Pourtant, elle a conservé une belle énergie pour rendre hommage à un génie de la musique populaire. ‘Are you ready Bru-ha ?’ demande le fringant bassiste coiffé de chapeaux bizarres et dont la prononciation s’avère particulièrement fantaisiste. Le public répond ‘oui’ (évidemment) et embarquement immédiat pour un « best of » assez enlevé des multiples tueries qui ont jalonné la carrière de James. C’est bien joué, assez drôle, et malgré quelques impros un peu lassantes, le résultat est plutôt plaisant. Le spectacle s’achève par une version avortée de « We Want To Funk », au cours de laquelle Bootsy prend un bain de foule avant que le concert ne soit prématurément interrompu. La faute au retard accumulé, car Youssou N’Dour attend son tour.

Parlons-en du maître du Mbalax. Parce que votre serviteur n’a malheureusement pas eu l’occasion d’apprécier sa prestation et d’entendre les titres de son nouvel album, « Rokku Mi Rokka »… Il faut dire que la fatigue commence à se faire sentir et cent kilomètres me séparent encore de Bruxelles. Une autre fois peut-être…

mardi, 08 juillet 2008 21:49

Here I Stand

Usher marque son retour en concoctant cet ambitieux « Here I Stand ». Il s’agit du cinquième album de ce chanteur plutôt doué, après une absence de quatre ans. Le tube crunk-pop  « Love In This Club » a déjà largement squatté divers canaux médiatiques et ouvre la voie aux quelques futurs tubes qui sommeillent pour l’instant au cœur de copieux album (18 titres).

C’est quand il pose sa voix sur des titres musicalement audacieux que Usher marque des points, comme sur l’efficace « What’s your Name » partagé en compagnie de will.i.am ou « Best Thing » (flanqué de Jay-Z). Il se révèle un des meilleurs chanteurs de sa génération lorsqu’il rend hommage à des maîtres comme Michael Jackson et Stevie Wonder (« This Ain’t Sex », « Something Special » et le titre maître). Hormis ces excellentes compositions, Usher se perd un peu trop dans les trop nombreuses bluettes fades ‘for the ladies’ qui polluent le disque. Elles finissent par envahir « Here I Stand ». Et pourtant, même si l’effet exercé est sporadique, on entrevoit déjà le grand talent du bonhomme…

Lien iTunes : http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D280907575%26id%3D280907518%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

mardi, 08 juillet 2008 21:47

Oh Santa !

Il est vrai qu’on est un peu loin de Noël, mais le karma a voulu que ce disque finisse par conquérir mes oreilles à la faveur de ce bel été. Vous l’aurez donc compris, les douze titres de « Oh Santa ! » parlent du Père Noël et de tous les amis qui vont avec. L’elpee baigne au sein d’une une ambiance désuète et/ou anecdotique, entre punk potache, punkabilly, glam rock, country et boogie rock ‘burné’. La première partie de « Oh santa ! » n’est pas passionnante. La faute peut-être à l’utilisation/dérision d’une certaine imagerie américaine, mais surtout parce que les titres ne tiennent pas trop la route. Les choses s’améliorent dès les essentiels Apples In Stereo et leur très beau « Holiday Mood », ‘lennonesque’ en diable. Sympathique aussi le « God Rest Ye Merry Gentlemen » des Legendary Shack Shakers. Ils se fendent d’un boogie poisseux que ne renierait Tom Waits. La dernière étincelle revient aux Moaners, dont le titre évoque Hole dans ses meilleurs moments. Le reste n’est pas vraiment mauvais mais tout de même trop anecdotique pour vraiment intéresser qui que ce soit de ce côté-ci de l’Atlantique, même un soir de Noël…

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