Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Hooverphonic
Suede 12-03-26
Enzo Porta

Enzo Porta

mardi, 18 mars 2008 23:54

Biological Warfare

Vétéran reggae, Coco Tea doit sa longévité à son grand pouvoir d’adaptation et un style ‘singjay’ tout terrain qui lui permet d’être à l’aise dans les thématiques rasta, politiques et amoureuses. Produit par Andreas « Brotherman » Christophersen (Turbulence, Luciano) et interprété par les inévitables Dean Fraser et Horsemouth Wallace, cet opus recèle son lot de bonnes surprises, malgré quelques passages à vide. Toujours mélodieux, Coco Tea s’en sort honorablement sur la plupart des titres ; mais on passera la main sur les chansons rasta et trop classiques qui ponctuent l’album. Plus audacieux, « Blood and Fyah » explore par exemple des sons r’n’b peu courants dans ce genre de disque, tout comme la section de cordes qui enjolive le dansant « Let the dancehall ». Côté paroles, Coco Tea démontre aussi sa vraie valeur lors des plages les plus mélancoliques. A l’instar de « Too far From Home ». Ou encore de « Extorsionist » et « Rise Up », deux chansons au cours desquelles, il s’autorise une observation sur la politique des puissants. Entre parenthèses, les meilleurs titres de « Biological Warfare ».

mardi, 18 mars 2008 23:52

The Mandé Variations

Il est de ces rares disques qui suscitent une adhésion sans faille. « The Mandé Variations », du génie malien Toumani Diabaté, mérite de plein droit l’accession à ce club très restreint. Le nouveau disque du maître de la kora délaisse l’exubérance du Symmetric Orchestra et se concentre sur l’intériorité et la méditation. Huit très longues plages semi-improvisées où la kora de l’homme emplit magnifiquement l’espace ; des notes très basses aux aiguës cristallines, l’instrument légendaire de l’empire mandingue produit des sonorités étonnantes qui l’apparentent à un orchestre symphonique. On passe de la pure mélodie de « Elyne Road » (nouvelle version de « Djarabi ») à des improvisations (« Si Naani ») qui rappellent la musique classique mais aussi le jazz de Yusuf Lateef et John Coltrane, les bouffées d’angoisse en moins. Le très beau « Ali Farka Toure » rend hommage à son compère guitariste décédé l’an passé. Rappelons que les deux Maliens avaient déjà touché les étoiles sur « In The Heart Of The Moon », pur moment de grâce atteint il y a quelques années. « The mandé Variations » en est la suite spirituelle et on n’hésitera pas à la qualifier de chef-d’œuvre.

mardi, 18 mars 2008 23:51

Yes ! Jesus Loves Me

« Christ is not cute », déclarait John Fahey. Riche d’une trentaine d’albums, la copieuse discographie du maître de la ‘steel string guitar’ recèle une collection d’hymnes traditionnels protestants, enregistrés en 1980. Une vingtaine de titres courts qui laissent de côté l’expérimentation et l’avant-garde explorées sur d’autres albums. John Fahey se contente (si l’on peut dire) d’adapter quelques morceaux classiques de la tradition gospel (« Holy, Holy, Holy », « St Patrick’s ») et, dans une démarche jazz, s’applique à modifier les accords tout en cherchant à développer des harmonies inédites. Une atmosphère solennelle et sombre émane de ce « Yes ! Jesus Loves Me » (notamment sur le magnifique « Let All Mortal Flesh keep silence »), sauvée ça et là par des moments plus lumineux, comme sur le titre maître et le très beau « Lord, I Want To Be A Christian In My Heart ». Outre la dextérité technique de l’homme (NDR : sa maîtrise technique du ‘finger picking’ est parfaite), cet album devrait plaire aux personnes fascinées par l’Amérique des pionniers, largement évoquée par ce maître du courant ‘American Primitive’. Les méditatifs et méditatives devraient aussi y trouver un terrain fertile à leurs ruminations mystiques.

dimanche, 16 mars 2008 19:27

Soy Un Caballo signé aux States

Soy Un Caballo, projet musical fondé par Aurélie Müller (Melon Galia) et Thomas Van Cottom (Venus) vient de signer un contrat avec le label Américain Minty Fresh (Cardigans, Papas Fritas) pour la sortie du disque « Les Heures de Raison » aux USA et Canada. « Les Heures de Raison », mixé par Sean O’Hagan (High Llamas) est un bel album de pop psychédélique chanté en français. Le groupe sera en tournée en Espagne, au Portugal et en France au cours des prochains mois. Ils seront au Stuk à Louvain en première partie de My

Brightest Diamond mais aussi le 7 Mai à L'Olympia en support de Girls in Hawaii. Bonne route à eux.

Tracklisting

01. Sous les paupières

02. Volet

03. Comme on va bien

04. La bibliothèque

05. But will our tears

06. Robin

07. La chambre

08. Au ralenti

09. La raison du plus fort

10. La lumière sur la pelouse

11. La droiture

12. Passer des jours

 
Pour plus d’infos : http://www.soyuncaballo.com

mardi, 04 mars 2008 23:01

L’aventure c’est l’aventure

Vétéran bruxellois de l’underground hip hop et ragga, Uman sort un premier album solo. Un disque qui couronne et résume bien les multiples activités du bonhomme. Collaborateur régulier chez les excellents De Puta Madre, animateur (radio et soirées) du soundsystem Bass Culture, Uman n’a pas chômé au cours de ces quinze dernières années.

« L’aventure c’est l’aventure » met fin à un silence de quelques années, car depuis le mini album « La Chaîne Alimentaire » en 2003, on avait plus trop de nouvelles discographiques de l’homme, mis à part quelques 45 tours et l’album mixtape « Umanizm ». Uman s’est éloigné des fureurs ragga qui étaient sa marque de fabrique pour accoucher de cet opus plus mélancolique et réfléchi. Réalisé en compagnie du jeune producteur Simon Lesaint, Bai Kamara et Peter Soldan, « L’aventure c’est l’aventure » reste tout de même dans les tons jamaïcains (excepté l’incursion congolaise et énergique de « Comme On A Dit »). Le reggae roots domine, embelli de belles touches acoustiques (mélodica, accordéon, guitare sèche) et d’un soin particulier accordé aux mélodies. Un disque sincère qui contient son lot de franches réussites (« En Avant Toute », « On A Le Temps », « Ma Gueule ») et, malgré une relative uniformité, s’écoute avec plaisir.

Deuxième volume de la série, ce double cd s’attache à documenter le nouveau hip hop belge. Pas de ‘rap classe moyenne’ ici, plutôt des titres qui restent ancrés aux racines sociales du genre. Partagées entre quelques artistes déjà établis (Akro, James Deano) et d’autres encore underground, ces deux rondelles réservent bien évidemment des bons moments et des plages moins essentielles. Dans le bon, « Les Autres » accouchent du mélancolique « Le Sens du Vent » et parviennent à conserver l’équilibre au sein d’un style où beaucoup de emcees sombrent dans le geignard. Tout en ‘skills’, Akro (Starflam) et Mesbass étalent leur flow agile sur le beat bondissant de « Musique thérapie ». En recyclant un riddim ragga sur « Propose », 13hor pond un rap hardcore efficace qui s’invite sur les pistes de danse. Toujours comique (mais pas si insensé que ça), James Deano rend bien hommage à la gent féminine sur « Ce ventre qui m’a porté ». Sur un beat démentiel de Noza, « Intrus-mental » de Maky décroche la palme du meilleur titre du lot. Le très mélodique « Du mal à m’y faire » des Distillerz et S-kaa fait mouche aussi. Dans une veine ‘outkastienne’, Siku-Siku se prépare à « L’interview », dopée aux scratches et aux claviers bien gras. Le coup de cœur est pour Saida et son hilarant « Amazone » : « Je rappe mieux que vingt types en même pas deux lignes ! ». En plus, elle a raison.

mardi, 04 mars 2008 22:54

Hotel Impala

Ancien membre de Starflam, Baloji a décidé de raconter son parcours personnel sur ce premier album solo. Un disque baptisé du nom de l’hôtel géré par son père à Lumumbashi, avant que l’établissement ne soit mis à sac lors des guerres ethniques au Katanga. C’est le point de départ de cette histoire qui nous est contée chronologiquement sur « Hotel Impala ». De « Ceci ne nous rendra pas le Congo » à l’arrivée en Belgique (« Ostende transit ») en passant par de multiples vicissitudes (difficultés d’adaptation, délinquance, menaces d’expulsion, musique), notre homme passe en revue une vie pas toujours facile, sur un ton toujours sincère et juste.

Les paroles sont importantes mais un soin particulier a été accordé à la musique. Baloji a réuni une sacrée équipe pour produire des morceaux de toute grande qualité. Un casting qui ressemble à un ‘who’s who’ de la musique belge : Peter Lesage, Manou Gallo, Marc Moulin, Gabriel Rios, Das Pop (Reinhard Vanbergen et Niek Meul), Noza (Festen, Autumn), Infinitskills, Charlotte Maison (Soldout), the Glimmers et Amp Fiddler (qui n’est pas belge). Une quantité de talents responsable d’authentiques tueries flirtant alternativement avec la soul, le funk psychédélique, le reggae et même l’électro lors du triptyque « Liège Bruxelles Gand ». En bref, un tout grand disque qu’on vous conseille chaudement.

Pour voir le clip de « Coup de gaz » : http://www.youtube.com/watch?v=P5LLiz65zNQ

mardi, 04 mars 2008 22:47

La vie d’artiste

Plus vraiment besoin de présenter Tim Gane et Sean O’Hagan, musiciens archi créatifs qui ont respectivement présidé aux destinées de Stereolab et the High Llamas. Ils s’associent ici pour illustrer musicalement « La vie d’artiste », film de Marc Fitoussi, tourné en compagnie de Sandrine Kiberlain et Emilie Dequenne. Une bande son aux couleurs des années soixante qui fait tout de suite penser à John Barry, Michel Colombier et aux compositeurs italiens comme Piero Umiliani. Une constellation de claviers ‘vintage’ et scintillants, une section de cuivres, de cordes et un couple basse-batterie sautillant se télescopent dans un exercice de style très mélodique qui convie à une promenade musicale onirique bossanova, pop psychédélique et vignettes intimistes. Du travail d’orfèvre, devenu tellement rare qu’il en devient précieux.

mardi, 12 février 2008 20:32

Funk This

Authentique légende de la musique afro-américaine, Chaka Khan a d’abord marqué le disco (en compagnie de son groupe Rufus) avant de collaborer avec Prince et quelques producteurs de house et de hip hop. Depuis « All Good » (en compagnie de De La Soul), on n’avait pas vraiment de nouvelles de la diva, mais elle n’est jamais vraiment disparue, continuant à vendre ses nouveaux disques lors de ses tournées, un peu à la manière de son comparse de Minneapolis.

Produit par Jam & Lewis (responsables de la plupart des tubes de Janet Jackson), ce « Funk This » propose du soul/r’n’b adulte classique, largement destiné aux quadragénaires, cible constituant sûrement l’essentiel du public de Chaka Khan. Beaucoup de ballades romantiques et cossues donc, pas toujours convaincantes (le poussif « One for all time ») mais constamment portées par la très belle voix de la dame. Parmi les réussites, on pointera « Foolish Fool », belle ballade soutenue par un gros beat hip hop très old school. Le reste est malheureusement plus dispensable, un peu à l’image des reprises mollassonnes de « Sign ‘O’ The Times » et « You Belong to Me », qui n’apportent rien aux originaux.

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=264352495&s=143446

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6210409

 

mardi, 12 février 2008 20:26

Ultimate Santana

Epinglant les plus grands succès du guitariste mexicain, cet « Ultimate Santana » se concentre sur les années 70 et les années 2000, période qui a vu le come-back de notre homme grâce à quelques duos populaires (et un peu faciles) partagés en compagnie de Wyclef, Michelle Branch, Steven Tyler ou Jennifer Lopez. L’opus réunit les travaux les plus accessibles de Santana, c’est-à-dire des ballades latin-rock un peu kitsch très loin des délires cosmico-jazz explorés au cours des seventies. Une recette musicale un peu systématique (ballade langoureuse + soli de guitare) déclinée en 17 titres susceptibles d’enchanter ceux qui veulent entendre « The Game of Love » (en deux versions dont une chantée par Tina Turner), « Black Magic Woman » ou « Oye Como Va », sans être obligé de changer de cd.

 

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=265590975&s=143446

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6223204

 

Page 40 sur 51