La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

DEADLETTER
Suede 12-03-26

Sologne

Écrit par - Virginie Veau -

L’incarnation du jusqu’auboutisme même. L’homme-instrument qu’est Emil Svanängen juché sur 8 pistes entre la salle de bains et la cuisine dans un bordel de guirlandes électriques, est un meuble vivant aux multiples tiroirs (clarinette, guitare, orgue à pompe, percus, saxo et songwriting). Nourri au sein de Brian Eno, Kraftwerk, A-Ha quand ses congénères jouaient encore à la marelle, Svanängen développe assez vite son troisième œil en vouant un véritable culte à Euterpe. Alors à peine âgé de 8 ans, il reluque déjà les beautés informatiques via ses logiciels musicaux. En pleine puberté, le disciple s’initie par la suite à la sérénade propre aux troubadours avant d’investir dans le jazz et la mousse à raser. Cet apprentissage poussé, que le jeune stagiaire s’impose très tôt, contribue sans aucun doute à la qualité et la diversité de son quatrième ouvrage « Sologne », paru en 2004 (réédité en 2006). L’alliance des genres pop/folk est maîtrisée (sur le rythme militaire de l’enjouée « Where Are You GoGoGoing To ? » posé sur « Le Fever » ou persistant « I Lose it All »), embellie par des beats électros (« The City, The Airport ») et balancée d’interludes mystiques (« Grekerna »). Le ménestrel retrousse ses manches, affute sa voix et garnit l’opus de poèmes dédiés à l’amour et à la confusion des sentiments. Une recette qui marche et l’a amené à ouvrir la danse pour Clap Your Hands Say Yeah tandis qu’il se joignait à Sonic Youth, Bloc Party ou Devendra Banhart sur la scène du Festival Accelerator. Mais loin d’être seul cette fois pour transmettre son magnétisme sur les podiums, Svanängen s’improvise chef de chantier et délègue ses multiples talents à un orchestre en format familial. Une potion magique dont une goutte ne suffit pas, tant le ton est mesuré et la contagion certaine.

 

 

 



Informations supplémentaires

  • Band Name: Loney, dear
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Dear John Recordings/Sub Pop/Munich
  • Date: 2007-02-13
  • Rating: 0
Lu 798 fois
Plus dans cette catégorie : « The Seahorse Limbo Not Too Late »