Avoir été choisi pour chroniquer cet album n’était pas vraiment de nature à soulever mon enthousiasme. Faut dire que le tube mondial « New Soul », pourtant efficace, de la diva, avait été tellement diffusé sur les ondes radiophoniques, qu’il avait fini par m’insupporter. J’étais, en outre, persuadé qu’il s’agissait d’une version un peu trop lisse de la Canadienne Feist. La Franco-israélienne truste de façon très étonnante les ondes et les plateaux de télévision depuis quelques années. Une succession d’indices suspects ? Parfaitement, quand on sait qu’elle a débuté sa carrière dans la comédie musicale ‘Les Dix Commandements’…
« She Was a Boy » constitue son 3ème album. Il fait suite au confidentiel « In a Man’s Womb » et l’ultra récompensé elpee éponyme, un disque composé en compagnie du percussionniste David Donatien, toujours à ses côtés aujourd’hui. Se nourrissant de folk, pop et jazz, sa musique baigne au sein d’une atmosphère souvent paisible et éthérée. Rien de très surprenant, à l’horizon. Mais finalement, et il faut le reconnaître, les 13 titres de son nouvel opus tiennent la route. Les mélodies sont finement ciselées, les arrangements jazzy très subtils et la voix de Yael à la fois douce et vaporeuse. Les hits potentiels se bousculent au portillon. Vous ne devriez d’ailleurs pas échapper à certains d’entre eux ; et je pense tout particulièrement à « Come Home », « She Was a Boy » et surtout « Go to the River », enregistré en compagnie de Spleen ! Si certaines compos sont un peu trop larmoyantes à mon goût (« Today »), d’autres se révèlent bien plus récréatives et surtout convaincantes ; et je pense tout particulièrement à « Stupid Goal », chanté en compagnie de Tété.
Manifestement Yael Naïm excelle dans le domaine de la bonne variété ; et sous le sapin, ce disque devrait plaire tant à vos parents qu’à vos vieilles tantes, sans pour autant vous payer la honte… saluons la performance !
Yeal Naïm se produira le 17 mars à l’AB de Bruxelles.

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