Formé en 2004 par le batteur Clinton Spence et sa furie de frangine Amber (guitare et voix), BugGirl est un combo australien pratiquant un hard rock n’roll bluesy plutôt basique, une expression sonore largement inspirée de qui vous savez. Le duo d’enfer a sillonné, au cours des dernières années, la plupart des clubs du sud et du nord du pays, s’arrêtant même à quatre reprises dans le Tournaisis (Au Phare, à Esquelmes, à la Fête de la Musique…)
Si les deux premiers opus de la formation (« Looming Shadows » et « Rock n’roll Hell) sont passés relativement inaperçus, en dépit d’une énergie aussi redoutable qu’efficace, gageons que les choses vont enfin changer grâce à ce « Dirt in the Skirt » qui bénéficie d’une bonne promo. Sur scène, la fratrie, aussi déjantée que minimaliste, booste son hard rock carré à l’aide d’un kit de batterie à peine plus volumineux que celui des Stray Cats et une copie Les Paul branchée sur deux Marschall JCM800. Et la machine n’a pas son pareil pour dynamiser son public graisseux et adepte du headbanging. D’évidence, BugGirl est loin d’avoir inventé la roue et cette troisième livraison n’est ni moins bonne, ni supérieure, aux productions de 2004 et 2009. Les dix nouveaux titres sont bons, mais ne parviennent jamais à capturer pleinement l’essence du combo. Cette énergie quasi animale dont il fait toujours preuve en live renvoie carrément aux sources d’un rock dont les piliers répondent aux patronymes d’Angel City, de Rose Tatoo et de qui vous savez. Il faut dire qu’Amber ne fait rien pour atténuer la filiation avec ses vieux compatriotes ; sa voix éraillée et ses riffs empruntés aux brothers Young en sont d’ailleurs les plus parfaites manifestations.
Côté textes, BugGirl ne se creuse pas les méninges comme le démontre les « Faster n’Faster », « Rock your City » et autre « Fat and Greasy ». Bref, absolument rien de nouveau sous le soleil de Sydney. C’est fun et ça dégage. Point barre.
Il s’agira néanmoins d’ajouter un ‘S’ au nom du groupe sur le livret du prochain elpee. Depuis peu, Amber n’arpente plus la scène de gauche à droite comme une enragée ; car il faut laisser un minimum d’espace vital à une bassiste dont on se demande si elle parviendra un jour à suivre le rythme échevelé des tournées interminables entreprises par le désormais trio. Il ne s’accorde que très peu de répit. Un petit clic sur sa page MySpace vous laissera sans voix. BugGirl aura bien mérité sa place dans le Guinness book ! Hallucinant.

Nederlands
Français 
