Si on ne tient pas compte du 'live' "Got live if you want it", "Shivering king and others" constitue le troisième album de ce trio issu de Washington DC. Hormis l'instrumental "Wayfarers all", un fragment de heavy folk inspiré par le 3ème elpee de Led Zeppelin, les deux premiers tiers de l'opus baignent dans un rock soixante-huitard, ténébreux, aux relents de psychédélisme primaire. Une solution sonore plutôt revivaliste qui évoque tour à tour Hawkwind, Free, le Cream, Blue Cheer, Robin Thrower, et sous sa forme la plus blues, Ten Years After. Electricité distordue, sale, bourdonnante et tempo répétitif, monotone, noient la plupart du temps les vocaux trafiqués de Jason Simon. Vous voyez le topo. Mais en fin de parcours, Dead Meadow prend un virage à 180°. Pour trois compositions sculptées dans les cordes de guitare acoustique. Le titre maître, " She's mine " et " Heaven ". Trois fragments remarquables qui nous replongent dans l'univers du défunt Swans, trois plages qui déferlent, telles des vagues tempétueuses, sur les récifs de la mélancolie. Et si le final, " Raise the fall ", renoue avec l'électricité, c'est dans le même esprit. Près de 7 minutes sanctifiées par des harmonies vocales mystiques, et dont la texture crescendo est tramée sur un mode post rock digne de Mogwai.

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