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Epica - 18/01/2026

Key to love

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Issue de Los Angeles, cette chanteuse/guitariste a dépassé le cap du demi-siècle, l'année dernière. Elle a fait ses armes au sein du groupe d'Albert Collins. Le père Albert lui aura tout appris, et même présenté son batteur d'alors, un certain Coco Montoya. Qui deviendra célèbre plus tard, en troquant ses deux baguettes contre une six cordes. Chez les Bluesbreakers de John Mayall. L'idée n'était donc pas banale de sous-titrer son nouvel opus, "A celebration of the Music of John Mayall". D'ailleurs, tout émoustillé, le vieux John est venu rédiger quelques notes sur la pochette. Il est vrai que Miss Debbie a débuté sa carrière en 86. Au sein de la formation féminine de Maggie Mayall et les Cadillacs!! A cette époque, John lui demande de participer à l'enregistrement de son elpee "A sense of place", un disque qui paraîtra en 1990. Sa présence est créditée sur "Without her".

Elle a entamé son aventure en solo, il y a plus de dix ans. Et commis pas moins de trois albums pour Blind Pig et trois autres pour Shanachie. Sans compter "Grand Union" en 98, pour Blueside. En compagnie d'Otis Grand et Anson Funderburgh. Et "Homesick for the road" en 99, pour Telarc. En compagnie de Kenny Neal et de Tab Benoit. Elle est ici épaulée par sa section rythmique : Don Castagno (un ancien de Popa Chubby) à la batterie, et Alan J Hager à la basse. Et puis, pour célébrer le vieux loup, visez l'entrée des artistes.

L'album s'ouvre par "Light the fuse", une plage peu connue issue de "Wake up call", un disque paru en 93. La plage démarre sur un tempo élevé. Bruce Katz, le claviériste, est le premier à tirer son épingle du jeu. L'ancien musicien des Broadcasters de Ronnie Earl se réserve successivement un solo de piano boogie et d'orgue Hammond. Une bonne entrée en matière. "Chicago line" avait été enregistré par Mayall dès son tout premier elpee. Intitulé "John Mayall plays John Mayall", il était sorti en 65. John avait écrit ce titre en pensant à l'un de ses harmonicistes favoris : James Cotton. Et c'est bien ce dernier qui est revenu pour souffler sur un rythme du chemin de fer. En outre, Le vieux Jimmy est à son top ! Debbie réalise là une superbe version de ce titre qui salue le beat de Bo Diddley. "Hard road" est la chanson générique de l'album du même nom. Sorti en 67, il avait bénéficié du concours de Peter Green à la guitare. Un superbe blues écrit par Mayall. Le guitariste au sens mélodique appuyé, capable de faire chanter paresseusement ses cordes dans un registre assez unique, ne pouvait être que Mick Taylor. Il baigne dans son élément, l'ami Mick! "Room to move" constitue, sans doute, la composition la plus célèbre de John. Sa première mouture était d'abord apparue sur l'album "Turning point". En 69. Proche de l'originale et traversée par l'harmo de luxe de James Cotton, cette nouvelle version est tout à fait réussie ! "Takin' it all to Vegas" est issu de la plume de Debbie. Un blues au tempo enlevé, caractérisé par le piano roulant et la guitare largement inspirée par Albert Collins. "Dream about the blues" est un blues typique, signé John Mayall. Debbie le chante avec passion, comme elle le respire. Les deux guitares sont bien présentes. Celle de Debbie, bien sûr, et puis de Paul Opalach, à la slide. Manifestement, le style Mick Taylor est mis ici en exergue. Ce sens de la mélodie et cette sensibilité exacerbée sont toujours d'actualité sur un autre fragment peu connu : le très doux "I should know better". Debbie y joue superbement de la guitare acoustique, très hispanisante, nonobstant une délicieuse finale électrique. Dynamique et nerveuse, la plage titulaire relève bien entendu du fameux album "Bluesbreakers". Paru en 1966, il impliquait Eric Clapton à la guitare. "I'm a sucker for love" est en effet, un blues rocker très Mayall. Le piano boogie de Katz se paie un nouveau super solo. La guitare est nerveuse comme pouvait l'être celle de Clapton, à ses débuts. Elle soutient aussitôt la comparaison, tout au long d'un autre titre emprunté à "Bluesbreakers" : le fabuleux instrumental signé L.C Frazier : "Steppin' out". Miss Davies reproduit la prouesse de Clapton avec une facilité déconcertante. Un ban pour Debbie! "Nature's disappearing" constitue une nouvelle page d'émotion. Debbie avoue avoir tiré ce morceau de "Wake up call" ; mais cette compo figurait déjà sur "USA Union", en 70. Tout au long de cette plage un peu funky, Peter Green souffle dans l'harmo. Il libère les soli de guitare. Nonobstant sa réserve, Peter demeure toujours aussi inspiré et intéressant! Debbie referme son album par "I just came to play" : 'je suis juste venue jouer, ne sois pas si modeste!' Elle joue ici à la manière d'Albert King avec toujours autant de facilité. Tiens, l'aviez-vous remarqué ? Elle a enfin dévissé son éternel béret du sommet de son crâne. Et ma foi, malgré ses 50 balais, elle est encore bien mignonne. Excellent !

Informations supplémentaires

  • Band Name: Debbie Davies
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Shanachie / Munich
  • Date: 2003-12-31
  • Rating: 0
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