A l’instar de Shellac et de Jesus Lizard, Big’n est une véritable institution sur la scène Noise chicagolaise des années 90. En à peine deux albums (« Cutthroat » en 94 et « Discipline Through Sound » en 96), le groupe est parvenu à se forger une certaine notoriété, mais dans l’univers underground. Vous l’aurez compris, il n’est jamais réellement parvenu à percer.
Fondé en 1990 et séparé en 1997, le groupe a décidé de renaître de ses cendres. Tout d’abord en publiant une compile intitulée « Dying Breed », un recueil réunissant toute une collection de singles et d’inédits parus entre 1990 et 1995, dont une cover d’AC/DC, « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » (« TNT » était déjà parut sur un album précédent).
Chez Big’n, la batterie de Brian Wnukowski est percutante, la guitare de Todd Johnson, incisive et le chant de William Akins, violent. Leur musique est d’une efficacité redoutable. Si à premier abord elle peut paraître minimaliste, en vérité, elle ne fait pas dans la dentelle, flirtant même parfois avec une certaine forme de cacophonie. Puissante, brutale, elle ne souffre guère de concurrence sur la scène contemporaine. « Dying Breed » est une bonne amorce pour découvrir l’univers sonore de ce quatuor yankee. Car la reformation de Big’n n’est ni fictive, ni à but lucratif ; et pour cause, la sortie d’un nouvel opus est prévue pour le mois d’avril. Mis en forme par Mr. Steve Albini, en personne, il paraîtra sur le désormais incontournable label African Tape ! Une bonne mise en bouche, donc…

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