Que reflètent donc ces jeux de miroirs?
Révérencieux jusqu'au titre de leur album, les Mirrors sacrifient leur originalité dans une méticuleuse copie carbone des modèles adulés.
« Fear of drawing » donne le ton, et les neuf autres titres lui emboîtent le pas.
Passé cet indéniable malaise procuré par le sentiment d'entendre une énième resucée des Saintes eighties et passant outre le légitime ressentiment envers ce qui s'apparente presque à un plagiat, force est de constater l'indéniable qualité de certaines chansons.
« Into the heart » et « Hide and seek » et ses doux relents humés quelque part entre The Cure et Editors sont effectivement des titres très efficaces. De fait, leur sortie en single avait tôt fait de susciter l'engouement mais aussi de provoquer forcément une déception après avoir écouté l’album.
Pourtant irréprochable d'un point de vue technique, « Lights and Offerings » a l'éclat terne d'un reflet appelé à s'estomper sur la surface du temps.
Reste l'aspect live à juger le 22 mai prochain, dans le cadre des Nuits Botanique, aux côtés des jeunes pousses de Crookes et Suuns, qui à eux seuls, méritent déjà toute l'attention.

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