La nouvelle sortie du label français underground Dora Dorovitch (Telefax, Thomas Mery de Purr, etc.) ne dure qu'une demi-heure, et c'est tant mieux. Parce que ce collage de bruits industriels, de cliquetis de bazar, de beats métalliques, de voix broyées par un marteau-piqueur et de hip hop mutant joue trop avec nos nerfs. Ce projet manufacturier entre Michel Cloup (Expérience, Diabologum), Stéphane Bodin et François Marché (les deux affreux de Bosco) aurait pourtant pu donner un drôle de résultat, dans tous les sens du terme : rigolo comme Bosco, bizarre comme la nébuleuse Diabologum. Au final, il s'agit juste d'un patchwork tannant d'influences diverses, de Cassette Boy à Matt Elliott, mais sans la rigueur et le talent. De la musique proche en sa démarche de celle des pionniers de l'IRCAM (en beaucoup moins savant quand même), mais qui n'excite ni nos neurones, ni le reste. Une première déception à mettre sur le compte de Dora Dorovitch, qui pourrait vite se voir catalogué " Label intello " s'il brasse encore trop de matière grise… L'auditeur, lui, se fait chier, et va voir ailleurs.

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