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Blues ignited

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Ce chanteur/harmoniciste canadien s'est converti au blues après avoir découvert James Cotton sur scène. Il va acquérir son expérience en accomplissant divers séjours aux USA : New Orleans, Clarksdale, Austin, Memphis et Chicago. Un périple qui va payer ! Les oreilles comblées des principes institués par les maîtres, Sonny Boy Williamson, Little Walter, George Smith, il fonde ses Blue Canadians. En 1996. Mais son premier elpee ne paraît qu'en 2001 : "Blown for broke". Une œuvre qui lui permet d'être élu meilleur nouvel artiste canadien, l'année suivante.

Mais venons en à ce " Blues ignited ". La mise à feu débute par "Stranger". Un fragment imprégné de Chicago Westside. Le spectre de Magic Sam me traverse l'esprit. L'attaque opérée par la rythmique de l'invité italien, Enrico Crivellaro, est vive e saignante, mais surtout immédiatement reconnaissable. Il est en forme…éblouissante ! A l'origine très influencé par Ronnie Earl, notre Transalpin s'est aguerri pour se forger un style très personnel. Rotundo est un excellent harmoniciste. Il possède un souffle puissant, utilise sa capacité pulmonaire au maximum. Des dispositions qui promettent ! Il enchaîne d'ailleurs par "Talk to me ". Les accents très aigus extraits de son instrument évoluent dans un registre très proche de Jimmy Reed. La guitare ne distille que les notes nécessaires. La section rythmique épouse la démarche traînarde des swamps de la Louisiane. David saisit son instrument chromatique pour le jump blues bien nerveux "I want to get lucky". Un exercice de West Coast blues qui s'inscrit dans la lignée d'un de ses maîtres, William Clarke. Il chante "Worries & troubles", d'une voix tellement proche de Rod Piazza. Mr Rotundo choisit bien ses précepteurs ! Plus que probablement exécutée par Crivellaro, la partie de guitare est purement et simplement géniale. Il fait ici pratiquement jeu égal avec les maîtres californiens du genre. Impressionnant ! Plein feu sur Chicago pour "Wiggle a little boogie". Un shuffle qui aurait pu être signé par Jimmy Rogers. Slow blues bien senti, "Can I come in your kitchen" autorise une nouvelle sortie de guitare parfaitement ciselée. La rencontre entre Rotundo et Crivellaro a débouché sur une envie de travailler en étroite collaboration. Il en résulte deux plages instrumentales : "Let's have a good time" et le très T-Bone "The sway". "Sellout or starve" est bien plus proche d'un shuffle texan. Un fragment qui met bien en évidence la section rythmique : Shane Scott à la basse et Greg Cooper à la batterie, pendant que le piano de Julian Fauth sautille d'aisance. "Lonely nights" est un blues long et lent, qu'on pourrait qualifier de fin de soirée. A l'écoute de cette composition, le légendaire George "Harmonica" Smith me vient tout de suite à l'esprit. La démarche est identique. Minimaliste, l'harmonica chromatique est projeté à l'avant-plan. Les six cordes sont bien mises en évidence sur le Chicago blues rythmé "Drinking overtime". Nous venons de passer dans l'univers musical de Sonny Boy Williamson. David l'a bien compris et s'autorise une sortie exubérante sans le moindre faux pas. Rotundo joue dans un registre très proche de Rod Piazza sur le titre maître. Un instrumental détonnant ! Nous restons à Los Angeles pour aborder "Ball & chain". La dernière occasion pour Enrico de se mettre en valeur ! "I've got to move" ponctue l'opus. David y est épaulé par l'ami canadien Jack DeKeyzer, un des maîtres locaux de la guitare dans le domaine du blues. Cet excellent disque nous entraîne quelque part entre la Californie et Chicago. Ce qui n'est guère étonnant aujourd'hui, lorsqu'on sait que le niveau instrumental est de très bonne qualité. Le blues canadien pète décidément de santé !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: David Rotundo
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Stone Pillar
  • Date: 2003-12-31
  • Rating: 0
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