Cinq ans qu'on n'avait plus de nouvelles de Swell. Et depuis " For All The Beautiful People ", il s'en est passé des choses : Monte Vallier, le bassiste, a décidé de quitter le navire, et Sean Kirkpatrick, le batteur originel, est revenu, huit ans après son départ. David Freel, le chanteur-guitariste, est toujours là. A trois, ils auront signé au moins deux chefs-d'œuvre de folk-pop mélancoliques, " 41 " et " Too Many Days Without Thinking ". C'était la grande époque. Aujourd'hui ils ne sont plus que deux : Freel et Kirkpatrick. Ils ont donc décidé de jouer à leur aise, sans se prendre la tête. Résultat : " Whenever You're Ready ", septième album du groupe, sonne comme un retour aux sources, sans fioritures ni grandes remises en cause. Le style Swell est toujours le même et continue à fonctionner, cahin-caha, en roue libre sur les terres battues de la Californie (la pochette). Il est certain que Swell ne nous surprend plus, et ne nous surprendra sans doute plus jamais… Rien n'a vraiment changé sur la route de Swell, si ce n'est qu'en duo, on a plus tendance à revenir aux choses simples. Un peu comme la pub Herta, qui met en scène ce gosse et son papa cuisant leur saucisse en pleine montagne, avec les moyens du bord… Les choses de la vie, quoi… Il n'empêche que " Next To Nothing ", " In The Morning " (oh, des violons !), " Say Goodbye ", " Better Than Oil " (oh, des chœurs féminins !) et " California, Arizona " sont de fort belles chansons. Le reste coule un peu trop de source, et la source commence à tarir. A la fin, il n'y a plus de saucisses, et on est tout seul comme un con dans la montagne.
NB : En parallèle une compilation de B-sides plutôt intéressantes datant de la première époque, vient de sortir… Pour fans transis, seulement (" Bastards & Rarities 1989-1994 ", Badman Recording/Konkurrent).

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