Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

DEADLETTER
Kreator - 25/03/2026

Stupeflip

Écrit par - -

Ce disque doit être écouté : 1) soit avec toute la circonspection que provoque ce genre de pochades à la Billy Ze Kick, 2) soit avec les oreilles (d'âne) de quelqu'un qui aime le millième degré, l'humour potache et les hymnes bière-beu-branlette. Stupeflip est composé de King Ju, Mc Salo et Stef Cadillac, trois zigotos fans de hip hop vicieux, de punk attardé et de chanson française détournée.

A voir leur tronche (c'est Mardi Gras) : 1) soit il faut prier pour le salut de leur âme, 2) soit on en rit, en trinquant à la santé des Residents et des Bérus, vieux briscards déjantés de la cause carnavalesque, et sans doute modèles de ces Stupeflip farceurs. Les paroles, elles, sont aussi très cocasses : ode à la fumette (" Je fume pu d'shit ", tordant) ou son contraire (" J'refume du shit "), pastiche des Enfoirés (" Comme les zot' ", ou comment singer toutes les stars variet' avec drôlerie), dégommage bureaucratique (" A bas la hiérarchie ", à faire écouter à son boss), sans parler de ces intermèdes bien barrés sur l'histoire du Crou (= du groupe). D'accord…

Mais : 1) c'est ridicule et poussif, stop eject, ou alors : 2) on le prend à la légère, de quoi passer un bon moment à délirer sur des textes certes très lourds, mais inventifs. Justement, Stupeflip aime à répéter qu'il fait de la zique " pour terroriser la population, et par là même instaurer une nouvelle ère, l'ère du Stup "…

Conclusion : 1) ces mecs se la pètent, avec leur musique de gaudriole pour attardés mentaux. 2) En 62 minutes, Stupeflip s'invente un univers déconnant, mais en fin de compte pas si crétin : ces personnages (le Crou, Mangu, Pop Hip, etc), cet espace-temps (l'ère du Stup, la Région Sud) révèlent de véritables esprits tourmentés, qui niquent bien le système.

Bémol : Stupeflip est chez BMG, major omnipotente : 1) toute cette histoire grotesque n'est que marketing bien huilé. 2) C'est en infiltrant le système qu'on peut mieux le pourrir, de l'intérieur : loin d'eux l'idée de canular (explications données avec " L.E.C.R.O.U. ").

Bref, vous l'aurez compris : Stupeflip, keskecèkcetruc ? 1) Une daube à oublier au plus vite. 2) " Un truc stupéfiant, qui t'prend aux tripes et t'bousille l'estomac " !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Stupeflip
  • Genre: Electro/Hip-Hop
  • Label Prod: Bmg
  • Date: 2002-12-31
  • Rating: 0
Lu 1588 fois
Plus dans cette catégorie : « Mercedes Balançoire »