On connaît Jimi Tenor comme un musicien hors normes, sorte de Dr. Funkestein un peu foldingue qui manie orchestres, BPMs et humour potache avec une certaine dose de talent… et de kitscherie. Depuis le jazz-électro bon marché (mais très gai) d'" Intervision " en 1996, le Finlandais s'est essayé, avec plus ou moins de bonheur, au funk (" Organism ", 1999), au bazar à cordes et à cuivres (" Out of Nowhere ", 2000), bref à tout et n'importe quoi. Après un bref retour à la maison-mère (Säkhö, le label électro de ses débuts), Jimi Tenor a quitté Warp (les trois albums cités plus haut) pour Kitty-Yo, refuge allemand de Peaches et de Gonzales. Pas étonnant quand on sait l'amour que porte Tenor pour le décalé, le sexy, les capes à paillettes et les pitreries en tous genres. Pour son nouvel album, " Higher Planes ", Jimi se la joue tout à la fois Frank Zappa, Caravan, Georges Clinton, Lalo Schifrin (" Dirty Jimi "…) et Weather Report - traduisez : funk, prog, soul, free jazz et musique de film. En ayant convoqué, une fois n'est pas coutume, tout un orchestre déjanté, Jimi Tenor ne donc s'est refusé aucun caprice… Ou comment ressusciter l'esprit ‘big band’ seventies, cette époque tant bénie où l'on osait encore toutes les fusions, même celles les moins fréquentables. Peu taillé pour les radios, cet " Higher Planes " sonnerait donc comme du Hawkwind revu et corrigé par Chick Corea en pleine descente d'acides. Une chose est sûre : hors des modes et des diktats FM, Jimi reste toujours aussi largué. Et c'est pour ça qu'on l'aime.
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