Dutch Uncles est une formation issue de Marples, près de Manchester. Elle avait publié un premier album en 2009. Eponyme, il était sorti sur Tapete Records. « Candenza » constitue donc le second opus de ce quintet insulaire. Et ma foi, il est plutôt surprenant. King Crimson circa « Larks' Tongues in Aspic », Genesis époque « Selling England by the pound », XTC, les Beach Boys et Steve Reich constituent leurs influences majeures. L’univers du Roi Pourpre, à cause des motifs de guitare en boucle très caractéristiques. La bande à l’Archange Gabriel pour les envolées épiques, presque prog. XTC pour les riffs spasmodiques, hypnotiques, versatiles, post punk parfois même funkysants. Les Beach Boys, vous vous en doutez, parce que les harmonies vocales sont à la fois ensoleillées, superbes et limpides. Et enfin Steve Reich lors des interventions minimalistes, mais efficaces au piano. Il y en a d’autres, mais je vous laisse le soin de les découvrir au fil de l’écoute de cet elpee.
Mais le plus important, c’est que le combo parvient à se créer son propre style, après avoir digéré toute ces références. De ce remarquable opus, j’épinglerai quand même le titre maître, hanté par le spectre de Nile Rodgers. Mais également les deux singles. Tout d’abord « The ink », une plage tramée sur une toile de fond synthé pop mais illuminée par des cordes de guitare cristallines, bringuebalantes, tourbillonnantes. Et dans le même registre, le remarquable « Fragrant », une compo qui aurait pu figurer dans le répertoire des Chameleons, s’ils avaient troqué leur sentiment de spleen contre l’allégresse. Un superbe album !

Nederlands
Français 
