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Lookin´ for trouble!

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Kim Wilson est incontestablement un des plus brillants et des plus populaires bluesmen contemporains. Jadis, il impressionna le légendaire Muddy Waters pour son extraordinaire talent à l'harmonica, alors qu'il débutait dans son groupe déjà mythique, les Fabulous Thunderbirds. Il est né en 1951. A Detroit, dans le Michigan. Il a grandi en Californie et a tout naturellement émigré au Texas, dans les années 70. A Austin, très exactement. Kim mène aussi aujourd'hui une carrière individuelle ; mais il prend toujours soin de s'entourer d'excellents musiciens, en compagnie desquels il a notamment commis "Tigerman", "That's life" et "My blues". Il a signé chez MC au début de ce nouveau siècle. Pour lequel il a enregistré le 'live' "Smokin' joint", "Memphis barbecue sessions" en compagnie de Big Jack Johnson, l'an dernier, et enfin, " Lookin' for trouble', son premier album studio en six ans.

La première plage laisse augurer une suite fort intéressante. Véritable brûlot, "Looking for trouble", nous plonge dans une ambiance boogie rock'n'roll. Un son pourri se dégage des cordes. Le piano de Mark Stevens (aujourd'hui impliqué au sein de Roomful of Blues) frétille. "Tortured" est un R&B cuivré, ficelé à la manière des shouters de Kansas City. La voix de Kim est autoritaire. Proche du style de Luther Tucker, la guitare de Troy Gonea réussit un parcours sur le fil du rasoir. L'harmonica est ici manifestement influencé par la West Coast. L'instrument chromatique évolue sur l'axe Chicago Los Angeles, à l'instar d'un George Smith des meilleurs jours. Swing et jump investissent "Hurt on me". Constitué de Jon Ross à la basse et du professeur Richard Innes à la batterie, la section rythmique étonne par sa légèreté. La section de cuivres est très efficace. Pas étonnant lorsqu'on sait qu'on y retrouve de fameux clients tels que "Sax" Gordon Beadle au sax ténor, Doug James au sax baryton et Scott Aruda à la trompette ; une armada que complète sans faille le jeu du maître à l'harmonica! Le solo dispensé à l'harmo est d'une classe indiscutable. Avec Kim, tout semble si facile! Direction Chicago et le South Side pour "Money marble and chalk" dont l'introduction sonne tellement proche du Muddy Waters Band. Il est vrai que ce fragment est issu de la plume de Jimmy Rogers. Le jeune Troy Gonea a parfaitement assimilé le jeu des vieux maîtres. Le son de l'harmo est particulièrement bien rendu. L'émotion et l'intensité qui se déversent peuvent nous rappeler le meilleur Big Walter Horton voire Junior Wells… entre autres. Toujours confiné dans la cité des vents, il reprend "Love my baby" de Willie Dixon, dans un style pur jump. Toute la machine est bien huilée. Le piano de Mark Stevens se fond dans la section rythmique. Gonea étale toute sa virtuosité devant les petits riffs de cuivres. Shuffle bien marqué, "Love attack" opère un changement de rythme. La section rythmique est d'acier, l'harmonica n'a plus qu'à s'envoler, et Monsieur Wilson ne se fait pas prier. Sur cet axe Chicago Austin, il manifeste sa parfaite intégration du meilleur Little Walter. Il embraie immédiatement par "F Fat", un instrumental à couper le souffle. Kim poursuit son voyage vers la Nouvelle Orleans. Sa palette est très diversifiée. Ses musiciens n'ont pas froid aux yeux. Ils s'attaquent au répertoire de Dave Bartholomew avec aisance, à l'instar de "Hook line and sinker". Gordon Beadle y est intenable sur son sax ténor. Cosigné par Wilson et Danny Kortchmar, "Hand to mouth" date sans doute de leur collaboration accordée, voici quelques années, aux Fabulous Thunderbirds. Cette longue épopée hypnotique est imprimée sur un rythme cher à Howlin' Wolf. Le climat de l'album continue à voler très haut tout au long de "Sometimes. Inspirée par le BB King des débuts ou encore par un Otis Rush au sommet de son art, la guitare de Gonea est très saignante. Ce blues très rythmé et nerveux fait très forte impression. Nous demeurons dans le Chicago de la grande époque pour le "Tried to ruin me" de Snooky Pryor. Le rythme force l'admiration. Mark Stevens pianote comme un des ténors des ivoires. Et je pense tout particulièrement à Sunnyland Slim. Heureux comme un gosse, Kim reprend la plage titulaire de l'album ; mais pour la circonstance comme un shuffle texan. Nous sommes ici très proche des T-Birds des débuts. Un véritable régal ! Kim souffle comme un dieu, avec puissance, profondeur, passion et plaisir. Le swing n'est pas abandonné. Il est omniprésent sur "Down with it" de L.C McKinley. Gonea y est impérial. Autre titre victorieux, le boogie "Highline" affiche un maximum de vigueur dans le jeu d'harmonica, pendant que les cuivres et le piano le suivent à la trace. Ce superbe album s'achève par un instrumental à la tonalité jazz. Stevens y va de son Jimmy Smith à l'orgue et Troy s'emballe une dernière fois dans le swing. Ce " Lokin' for trouble " figurera sûrement parmi les meilleurs albums de l'année 2003.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Kim Wilson
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: MC / Bertus
  • Date: 2003-12-31
  • Rating: 0
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