Vu le patronyme, on se doute que ce nouveau supergroupe n’évolue pas dans le grind core ou le death metal. Symfonia est né de la rencontre entre deux fameux gaillards issus du speed mélodique : Timo Tolkki, ex-gratteur de Stratovarius, et le chanteur André Matos, la voix d’Angra. Les compères se sont entourés d’Uli Kusch, jadis batteur d’Helloween et du bassiste Jari Kainulainen, ex-Evergrey et Stratovarius lui aussi. L’influence de Strato est d’ailleurs très marquée tout au long de cet elpee trop long, beaucoup trop long. La cible de Symfonia est bel et bien le power/true Metal, un style qui s’avère très vite fatigant et répétitif.
Bien sûr la voix de Matos reste reconnaissable entre mille, et les descentes de manche de Tolkki continuent à nous scotcher au mur ; mais tous les titres se ressemblent, conférant à cette rondelle une allure de gros bloc hermétique. Seul le titre maître se révèle un peu plus aventureux. Une pièce de dix minutes au refrain entêtant, bardée de chœurs chantés en latin, parcourue de nombreux breaks et traversée de belles parties de claviers.
Hormis cette exception qui confirme la règle, on ne peut pas dire que Symfonia soit parvenu à réinventer la roue. Malgré son line up d’exception, le résultat est particulièrement décevant. Il nous renvoie même aux œuvres d’Angra, Stratovarius et Helloween. Triste.

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