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Even after that

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Après avoir commis un premier elpee éponyme, cette formation nous revient avec " Even after that ". Jon Amor en est toujours le leader. Un chanteur/guitariste qui a sévi, autrefois, chez les célèbres Hoax. Jon est entouré de Wayne Proctor aux drums et aux percussions ainsi que de Matt Beable à la basse. Il a également reçu le concours de Stephen Evans ; un invité qui se réserve les claviers, mais partage également la production avec Jon. Ce dernier a signé toutes les chansons de cet opus.

L'album s'ouvre par le puissant "Superhero". Un titre explosif, archétype des trios rock'n'roll du passé et du présent. Tout est parfaitement en place. Très solide, la section rythmique supporte tout le poids accumulé sur le devant de la scène. Le jeu de guitare s'inspire très fort très fort de Jeff Beck. Il tire parti de tous les artifices ; une technique qui fait mouche à chaque fois. A l'instar de "Roughride". Remplissant tous les espaces, grâce aux vertus du re-recording. Et prend place également au centre du foyer rythmique. Très dense, cette flamme est gorgée de petits motifs extrêmement riches. Dans le genre, ce "Roughride" est une petite perle. La montée en puissance ne s'arrête pas en si bon chemin et culmine sur "Can't stand up". Une plage dont le tempo plutôt paresseux baigne au sein d'un climat assez dramatique, nonobstant la rythmique de nouveau percutante. Lorsqu'en fin de parcours Jon reprend le refrain, imité en chœur par ses acolytes, la guitare emporte tout sur son passage. Impressionnant ! Une guitare très réverb introduit "Lowdown". Un riff puissant embraie assez rapidement, avant que les quatre cordes graves de la basse ne talonnent à l'unisson celles qui en comptent six. Dévastateur ! Un accès de folie qui vaut celui de tous les trios rock de cette terre. "Body freezing" développe une mélodie aux arrangements accrocheurs. La construction du titre maître procède d'une recette imaginée par les Beatles sur leur hit "Come together". Un exercice de style très réussi, délicatement bluesy, empreint d'une touche de modernisme, qui multiplie les clins d'œil au quartet mythique de Liverpool. Et le doute n'est même pas permis ! Cette référence aux Beatles revient régulièrement à la surface. A l'instar du plus complexe "Bring my baby back". La puissante assise rythmique d'Amor élargit constamment l'horizon sonore. A cause des climats funky qu'elle libère. Et il faut féliciter la production qui est parvenue à mettre en exergue ces vertus. Ce mariage du funk, du rock et de la pop atteint même des moments particulièrement intenses, à l'instar d'"Any day now" ; ou complètement ravageurs (NDR : "No problems" en est le plus bel exemple). Nous sommes ici assez loin du blues, il faut le reconnaître, mais cet opus bien ficelé libère énormément de groove. Une formation à suivre, dont le line up vient de s'adjoindre un second guitariste, qui répond au nom de Mark Evans…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Jon Amor
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: DixieFrog / Bertus
  • Date: 2002-12-31
  • Rating: 0
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