Quatrième album pour Conor Oberst, alias Bright Eyes; et le moins que l'on puisse dire, c'est que les expériences qu'il a menées en compagnie d'Olivia Tremor Control, d'Ambulance et surtout de Desaparecidos lui ont ouvert de nouvelles perspectives sonores. Bien sûr, plusieurs fragments de cet opus sont taillés dans la lo fi la plus dépouillée. A l'instar du premier morceau, " Big picture ", qui attend près de 9 minutes avant de se libérer. Neuf minutes d'un long gémissement latent, capricieux, souligné d'un grattage acoustique discordant. " Laura Laurent ", ensuite. Même si en bout de course, il est rejoint par quelques soûlards invités à assumer les chœurs. Et enfin le final, " Let's not shit ourselves " ; une chanson vaguement country de plus de dix minutes. Mais le plus intéressant procède de ses compositions les plus élaborées, les plus agitées. Et je pense tout particulièrement à " Method activity ", un fragment qui capture la douleur de l'émotion, à la manière névrotique du Cure de " Three imaginary boys ". Un climat cold qu'on retrouve sur le superbe " Lover I don't have to love ", une chanson hymnique qui aurait pu naître de la collaboration entre Robert Smith (circa " 17 seconds ") et Lou Barlow (Sebadoh). Tout aussi remarquable mais plus ténébreux encore, " Don't know when, but a day is gonna come " se consume lentement avant d'éclater dans un déluge de cordes et de guitares. La lo fi de Bright Eyes peut se faire également complexe et agitée, à l'instar de " Waste of paint " ; ou encore emprunter le rythme d'une valse languissante. Comme sur " False advertising ". A moins quelle n'épouse un ton désespéré, plus introspectif, emprunté plus que probablement à Will Oldham. Mais cette démarche est beaucoup plus habituelle pour Orberst, car plus proche du style qu'il avait adopté sur ses elpees précédents…
Fire Records sortira la version définitive de « The Evil One » de Roky Erickson And The Aliens le 30 octobre, 45 ans après sa sortie initiale. Pour la première fois depuis 1981, cette réédition reprend la pochette originale de l’édition du label 415 Records…
Selon Suecide High, le chaos a son charme
Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur,…

Tommigun fait de vieux os…
Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…
The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt
Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré…
Nederlands
Français 
