Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Hooverphonic
Gavin Friday - Het Depot

Show me the money

Écrit par - -

Agé de 48 ans, Smokin’ Joe Kubek est né à Grove City, en Pennsylvanie. Pourtant, ce solide guitariste a été élevé à Irving, au Texas. Il fréquente d’ailleurs toujours les clubs de Dallas, depuis plus de trente ans. Au cours des années 70, il a été le guitariste rythmique de Freddie King. Jusqu'à la mort de ce dernier, en décembre 1976. Depuis 1989, il a lié son destin musical à celui du noir louisianais, Bnois King. Après avoir commis un premier album en 1990, "The axe man", un disque paru chez Double Trouble, les deux gratteurs sont passés sur le label Bullseye. Pour y commettre "Steppin' out Texas style", en 1991. Depuis, sept autres elpees sont parus : six pour Bullseye et "Roadhouse research" sur le label californien Blind Pig, en 2003.

Pour concocter ce nouvel album, Kubek et King ont reçu le concours du bassiste Paul Jenkins et du batteur Ralph Power. Ballade au sens mélodique indéniable, "I saw it coming" ouvre l’opus. Bnois chante de sa voix soul, finement veloutée. Sa guitare rythmique est au service de la musique. Smokin' Joe signe sa première envolée ; une envolée concise, sans aucun excès, très blues rock. "Burnin' to the ground" durcit quelque peu le ton. Smokin' Joe est passé à la slide. Le son quelque peu métallique du bottleneck sied bien à ce style. Un style qui me fait penser au Savoy Brown contemporain. "Mirror, mirror" est également très coriace. Même les vocaux de Bnois épousent des inflexions agressives. Les cordes s’y déchaînent et le phrasé se fait plus volubile. Bnois chante avec passion et feeling "She can smell another woman", un très bon blues, assez ‘smoking’. Joe dispense les notes nécessaires avec une incontestable sensibilité blues. "My heart's in Texas" consomme du pur rock'n'roll texan. Les musiciens prennent leur pied. Le message passe clairement. "Invitation only" ne manque pas de charme. Très mélodiques, les soli de Joe bénéficient de l’assise rythmique de Bnois ; mais aussi de la présence d'un autre grand guitariste local : Anson Funderburgh. Il exécute ici une très belle intervention en répondant note pour note à Smokin' Joe. Excellent ! Blues instrumental, "Armadillo blues" démontre la solidité de la formation constituée de musiciens soudés pour jouer le blues. Pour la circonstance, Bnois King prend aussi sa part en épinglant un bijou de solo au jeu très roots. La machine est bien huilée. "Can't keep her hands off" est un R&B nerveux. Les cordes frétillent sans jamais donner l’impression de pouvoir s’arrêter. Une sensation qui se prolonge tout au long de "Stop messing with my mind". "Crazy world" réserve un moment de quiétude. La guitare acoustique (NDR : celle de King?) illumine la compo de ses tonalités plutôt jazzyfiantes. La technique est impeccable. Le climat des cordes est propice à l’aventure. Pour "Let"s stop pretending", Joe est passsé à l'orgue Hammond B3. Les interventions sur les cordes ne manquent pas d’originalité. D’ailleurs, les clichés ne sont guère légion sur ce très bon album qui s’achève par un "Tired of cryin' over you", sculpté dans les cordes de guitares tellement proches de Freddie King.

Informations supplémentaires

Lu 833 fois
Plus dans cette catégorie : « Kissin time This Gift »