Au sein de Firewater, on retrouve l'ex Cop Shoot Cop, Tod A. Un personnage qui compose, chante, joue de la basse et du mellotron. Il écrit des textes réalistes, souvent sur la mort et les drogues. Des textes teintés d'un humour sarcastique, qu'il interprète de son baryton rocailleux, sur une musique pop/rock particulièrement vivifiante. Les guitares occupent d'ailleurs une place assez importante dans cet univers sonore. Mais également les claviers liquides ou le piano spectral. Ainsi que la basse qui communique un véritable groove viscéral aux chansons, trsè souvent hymniques ; surtout lorsqu'elles sont abordées dans l'esprit d'un certain Nirvana. L'opus recèle cependant quelques surprises. A l'instar du titre maître, dont la mélodie semble avoir été pompée chez Madness. Du psyché folk tribal " 7th avenue static ", au sein duquel violon, piano sonore et électricité sonique font bon ménage. Du menaçant " The man with the blurry " qui célèbre une rencontre hypothétique entre Atomic Rooster et Boss Hog (NDR : à moins que ce ne soit le Jon Spencer Blues Explosion). Du tango ténébreux " Black box recording ". Et puis de ce duo échangé entre Tod et Jennifer Charles d'Elysan fields sur " Bad bad world ", qui prend des accents britpop réminiscents de Supergrass, lorsqu'il aborde le refrain. Deux fragments libèrent, en outre, une pèche d'enfer : tout d'abord les contagieux " Woke up down " et " Get out of my head " ; et enfin le puissant et cuivré " Car crash collaborator ". Excellent !

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