Quand vous écoutez l’album d’une jolie chanteuse brésilienne, par cliché peut-être, vous vous attendez à ce qu’un bout de soleil soit enfermé dans les divers morceaux. Or, les mélodies ont plus de trait de la nostalgie et de la mélancolie que des airs endiablés de salsa du Sao Polo natal de Luísa Maita. Du coup, malgré sa douce voix crémeuse, on a du mal à accrocher. Les titres passent et se ressemblent. On ne trouve rien que nos régions ne nous ont déjà apporté. Alors pourquoi aller chercher ailleurs ce qu’on a chez soi!? Il ne suffit pas de posséder une douce voix et de servir quelques mélodies passe-partout pour devenir une véritable artiste mademoiselle Maïta! On se prend au jeu sur une ou deux pistes mais certainement pas sur l’intégralité de l’album. Il est vrai que le Brésil et l’Europe sont séparés par un océan mais ce n’est pas une raison suffisante pour accepter de s’y noyer. A force de ramer, les compos de « Lero Lero » frôlent parfois l’amateurisme. A se demander si on ne l’a pas recrutée dans la rue. On peut aisément l’imaginer poussant la chansonnette, sa guitare dans les bras, un chapeau posé devant elle. La mode tend vers la promotion de musiciens étrangers. Idée sympathique, entraînant parfois quelques trouvailles exceptionnelles. Mais l’original ne se déniche pas forcément à l’autre bout du monde.

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