Chez la formation bordelaise Pull, on retrouve trois musiciens impliqués chez Calc: Hugo, Julien et David. Un trio qui compte aujourd'hui trois albums à son actif. " The empire now ", constituant son troisième. Découpé en 20 fragments particulièrement courts (NDR : le plus bref dure 38 secondes, le plus long 3'47), il baigne dans une lo fi inspirée par Sebadoh et Pavement. En général. A cause de la dissonance mélodique ( ?!?!?) qui contamine la plupart de leurs chansons. Dissonance fait aussi inévitablement penser à noisy. Et plusieurs plages épousent cette forme bruitiste. Héritée en ligne droite de My Bloody Valentine lorsqu'elle s'aventure dans l'expérimentation. De Ride, quand elle flirte davantage avec la pop. Plusieurs titres démontrent cependant que le groupe cherche à élargir son horizon sonore. A l'instar du presque poscard " Concrete cocks ", que les Pastels auraient pu écrire s'ils avaient adopté la rythmique funk et injecté un zeste de free jazz dans leur solution sonore. De " Normal conversations ", inondé de claviers cathédralesques (Eyeless In Gaza ?). De " My own nightmare ", un instrumental délicatement surf. Du 'beatlenesque' " Crystal ", mais dans l'esprit psychédélique de "Magical Mystery Tour". Du superbe " Wonder ", dont le tempo hypnotique est traversé de strates de guitares au service d'une ballade sonique, un peu comme chez Quickspace. Du boogie blues " Such a beaver ". Et enfin du krautrock " The iron subject " (Faust ? Can ?), caractérisé par sa boîte à ryhtmes métronomiques. En outre, à l'instar de Calc, Pull a le bon goût de soigner ses harmonies vocales. Ce qui donne parfois des effets totalement inattendus ; surtout lorsque le lead vocal est complètement décalé. Rafraîchissant !

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