Je préfère Iggy plus métallique en scène et plus pop en disque. "Blah Blah Blah", produit par Bowie et injustement dénigré, me plaît toujours énormément. Moins créatif qu'un "Lust for life" mais plus frais et mélodieux qu'un "Instinct" ou "Brick by brick". Et superbement chanté ("Party Girl", "Cry for love"...) Cet album est peut-être le disque que Bowie n'a pas eu la rigueur de faire dans ses pâles années 80. A part ça, deux grands souvenirs de l'iguane sur scène. Werchter 87: son époustouflant one-man-show d'apache épileptique, Torhout 91: Iggy fait sauter les bouteilles (de plastique), moment féerique d'euphorie collective. Lui-même abasourdi par le bordel qu'il déclenche, Iggy chante sous un déluge de vidanges. Dur ou doux, dingue, ravageur ou ravagé, Iggy Pop est d'abord un artiste amusant.

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