Lorsque l’aventure du Ladybird Lala Band (NDR : la formation est alors considérée comme l’Arcade Fire français) prend fin, nous sommes en 2008. L’ex-leader du groupe, Marceau Boré, n’a pas envie d’abandonner sa carrière musicale, même s’il doit se lancer seul dans l’aventure. On connaissait la prédisposition des ensembles hexagonaux à bosser sous un format réduit ; mais chez Piano Chat, la formule frise l’autisme. Le Tourangeau s’est limité à des loops et à un kit de batterie. Pour un résultat finalement plus que satisfaisant. Que faut-il de plus ?
Ce projet solo catalogué ‘rock’ a été mis en forme par Jey Vassereau, le guitariste de Pneu. De quoi craindre les expérimentations à outrance ou encore une explosion de décibels. Pas du tout ! Piano Chat aime les mélodies et le chant. Sa noise rappelle tantôt Fugazi (« Ours Molaire », « We Always are Foreigners »), tantôt Sonic Youth (« My Muddy Knees »). Le dossier de presse a beau mentionner Arcade Fire comme référence, la comparaison me semble tout à fait futile.
On retrouve tout au long de cet opus, tout ce qu’on aime : la folie, le sens mélodique et une grosse dépense d’énergie. Autant de bonnes raisons pour écouter le premier album de Piano Chat. Enfin, afin d’éveiller votre curiosité, il vous est aussi loisible d’aller chercher, l’origine du patronyme choisi par Boré : ‘piano chat’. La réponse ne manque pas de piquant.

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