En choisissant un tel patronyme, il était évident que des tas d’a priori allait s’abattre sur cette formation. Pourtant, il ne s’agit que d’une référence du chanteur à son groupe favori : The Cure. N’empêche, le jugement originel ne pouvait influencer que le jugement dernier…
Fondé à Lyon, Porn est né en 1999. A l’époque le combo français rencontre un certain succès. Il assure les premières parties de Coal Chamber, Fear Factory ou encore Machine Head, au sein de l’Hexagone. La fine fleur du metal donc. Bref, jusqu’en 2009, année choisie pour rester en stand-by, le band jouissait d’une notoriété appréciable. Il faut dire qu’au début du millénaire, le nu métal est à son apogée. Chaque semaine de nouveaux combos éclosent outre-Quiévrain, pour le meilleur et surtout pour le pire. Aujourd’hui, à l’heure du comeback de Porn (pur produit de cette génération), la situation a fortement changé. Aujourd’hui, le nu metal ne fait plus guère recette. Un phénomène qui se produit couramment, chaque fois qu’un style musical est rongé jusqu’à la moelle. Il s’est même enfoncé dans une zone crépusculaire où les adeptes ne sont plus légion.
A la ‘grande époque’, Porn profitait d’une belle émulation du genre. Elle n’existe plus. En outre, le combo ne se différenciait guère des autres groupes. Dans ces conditions, difficile d’attendre quelque chose de révolutionnaire de la part de cette formation.
« From the void to the infinite » le confirme. Rien de très passionnant à se mettre dans l’oreille : des guitares électriques aux riffs distordus, des sonorités électro et des rythmes bien marqués. On n’a même droit à deux pâles adaptations de morceaux signés Nine Inch Nails et Marylin Manson. Pas de quoi réveilleur le cochon qui sommeille au plus profond de l’être humain…

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