Jean-Louis Daulne réussit le tournant du 2ème album. Cette fois, ce n'est plus une surprise mais une confirmation des espoirs placés en lui. Vous connaissez déjà certainement "Je mets les voiles", belle chanson d'amour déçu, que les radios francophones passent très souvent (NDR : ne vous laissez pas uniquement bercer par la douce mélodie, écoutez bien les paroles, ça vaut la peine). Vous avez sans doute déjà entendu la version très personnelle du "Vesoul" de Brel, dans laquelle Daulne assure l'essentiel de la musique avec sa bouche et son corps. Vous devriez maintenant découvrir "S'aimer tissés", une chanson écrite par Bruno Coppens (NDR : ça se reconnaît au jeu de mot du titre) et qui décrit astucieusement les amours en noir et blanc, la ‘vie en ethnicolor’ qui sied si bien à Jean-Louis Daulne. Tout l'album n'est pas du même tonneau mais il s'écoute sans lassitude, grâce au timbre de voix original et à quelques trouvailles musicales ou littéraires.

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