A l'instar de Galaxie 500, Codeine, Slint ou encore de Slowdive, Low pratique une forme de slowcore, définie par la pratique d'une musique imprimée sur un tempo particulièrement lent et destinée à vous plonger dans des climats empreints de douceur et de mélancolie. " Things we lost in the fire " constitue le cinquième album de ce trio du Minnesota, de Duluth très exactement. Un disque qui a reçu le concours de Steve Albini, à la production. Et dans un style qui n'est pourtant pas sa tasse de thé, Steve a réalisé un travail absolument remarquable. Des chansons comme " Sunflower ", le superbe " Dinosaur act ", le final " In metal ", ou encore " Like a forest ", troublé par un quartette à cordes houleux, en sont les plus beaux exemples. Parce qu'il est parvenu à donner du mouvement à une expression sonore qui avait plutôt tendance à se nourrir de sa propre léthargie. Parce qu'il est parvenu à préserver l'émotion intacte tout en rendant les mélodies contagieuses. Des mélodies qui naviguent sur des harmonies dorées, où l'instrumentation minimaliste est fréquentée tantôt par une trompette (Bob Weston !), un violon, un violoncelle ou quelques samples, raffinée par le frémissement d'un vibraphone et caressée par le bruissement duveteux des drums. Des mélodies où les chuchotements hypnotiques, délicats, entrelacés d'Alan Sparhawk et de Mimi Parker se cramponnent aux notes et s'élèvent en crescendo avant de se dissiper dans l'éther vide…

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