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51 Phantom

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Après avoir commis " Shake hands with shorty " en 2000, le trio de Memphis nous revient avec un deuxième album. Le très prometteur NMBA est formé des deux jeunes frères Luther et Cody Dickinson, respectivement guitariste et batteur, et du bassiste noir, Chris Chew. La production est assurée par le paternel ; en l'occurrence, le vétéran Jim Dickinson.

Le Nord du Mississippi est un pays de collines. C'est à Oxford, au cœur de cette région, que réside le berceau de Fat Possum. Il est évident que les Allstars y ont puisé une bonne partie de leurs idées, fort représentées tout au long de leur 1er album. Il reste que ce nouvel elpee se démarque assez bien de la partie bien plus roots observée à leurs débuts, pour se diriger vers la sphère rock. A première écoute, on a l'impression que le trio a l'intention de s'ouvrir de nouveaux horizons sonores et surtout de toucher un public bien plus large. Mais, ne nous y trompons pas, la machine de distribution orchestrée par Warner est derrière… Manifestement, nous nous retrouvons face à un trio électrique qui évoque les prestigieuses formations du passé telles que Cream ou Mountain.

Au sein de cette densité sonore profonde, nous pouvons discerner clairement les différents protagonistes, tous parfaitement maîtres de leur instrument. Et c'est tellement vrai sur " Snakes in my bushes ", proche du boogie blues texan de ZZ Top! Nous sommes en 2001. Il ne faut donc pas s'étonner si le son s'est adapté au monde contemporain. En s'enrichissant, par exemple, de divers artifices électroniques. A l'instar de " Sugartown " qui nous permet d'apprécier au passage, une agressivité certaine, une attaque tranchante et une montée en puissance qui aboutit à une véritable claque. L'inspiration revient dans le Delta pour l'interprétation d'une composition écrite par le regretté Junior Kimbrough, " Lord have mercy ". Une accalmie passagère marquée par l'évasion des cordes de Luther qui divaguent entre Dicky Betts des Allman Brothers et Jerry Garcia du Grateful Dead. L'aventure préside sur les remarquables " Storm " et " Leavin ". L'atmosphère se prête bien aux climats psychédéliques. Les soli prennent des allures de raga indiennes. Ils me rappellent même le mouvement Paisley Underground qui sévissait à L.A dans les 80s. Théâtre de voix inspirées du gospel et du hiphop, " Freedom highway " a été composé par Pops Staples. " Ship " observe un peu la même démarche. Libérant des flots de notes bien inspirées, la guitare est à nouveau proche de Dickey Betts. En fin d'album, " Up over yonder " nous plonge dans une atmosphère digne des Caraïbes. Et en finale, " Mud " manifeste un nouveau sursaut d'agressivité. Un titre très métallique, presque punk, qui me fait penser à ces vieux freaks britanniques de Pink Fairies. Un album assez impressionnant, mais définitivement rock!

 

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