L’amour éternel de Lex Walton

Fraîchement signé chez Sub Pop, Lex Walton, artiste multidisciplinaire basée à New York, vient de graver son premier album sous ce label. Intitulé « Ultimate Love Forever », cet opus de sept titres se révèle à la fois inébranlable et iconoclaste. Toutes les…

logo_musiczine

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Guns N Roses
Afghan Whigs

Young & evil

Écrit par - -

Flanqué des Grand Dukes, Li'l Ronnie Owens est un chanteur/harmoniciste. Il drive ses Grand Dukes. Issue de Richmond, en Virginie, la formation avait déjà commis un album en 99, "Too fast for conditions". Un ensemble qui s'inspire du Chicago blues et du West Coast jump, mélange au sein duquel il injecte un soupçon de Texas shuffle.

En ouverture, "Leavin' here tonight" est une véritable claque. Chaque instrument est parfaitement en place. En particulier l'harmo et le piano sautillant. Et la section rythmique porte le tout. Le swing est omniprésent tout au long de "Mellow chick", un R&B du début des années 50, façon Wynonie Harris ; au cours duquel chaque soliste passe successivement à l'avant-plan : Steve Utt au piano, Terry Hummer au sax tenor et Dutton ainsi que le redoutable Anson Funderburgh aux guitares. La sonorité texane, à la tonalité pénétrante, de la six cordes de ce dernier est d'ailleurs inimitable. L'amusant "Buck naked" persiste dans le style R&B. Blues lent, la plage titulaire est largement inspirée par T-Bone Walker. Utt est passé à l'orgue Hammond et Dutton a parfaitement assimilé le style T-Bone. Composition de George Smith, "Rockin" subit ici un traitement particulièrement brillant. Une rencontre opérée entre le Chicago et le jump, illuminée par la guitare de Funderburgh. De la dynamite ! L'harmo de Ronnie est en flammes pour aborder l'instrumental "Think big", un fragment dont le jeu est inspiré par le maître, Little Walter. Slow blues, "Early one Monday morning" est beau à pleurer. Une autre adaptation de George Smith, mais tellement proche de l'écriture de Muddy Waters. Un titre qui se signale par une nouvelle brillante intervention d'Anson. Et pourtant Mike Dutton est lui-même un redoutable gratteur. Il en impose dans la tonalité sur le saignant "Let me down easy", puissamment shouté par Ronnie. Proche de Fats et de Kid Ramos l'adaptation d' "I've been your good thing" de Slim Harpo prend la direction des swamps de la Louisiane. Un périple émaillé par une dernière apparition du gratteur de Dallas. Bouleversant ! Bill Dogett, Thelonious Monk et Jimmy Smith courtisent le cool jazz sur "Doggin' round", un espace sonore qui permet la rencontre de l'orgue Hammond, du sax et de la guitare d'un autre invité, Rick Olivarez. En finale, "Chicken shack boogie" d'Amos Milburn est à la hauteur de l'événement. Un album tout à fait excellent!

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Li'l Ronnie
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Planetary
  • Date: 2001-12-31
  • Rating: 0
Lu 917 fois
Plus dans cette catégorie : « Watch you when you go In a perfect world… »