La presse yankee est tout bonnement dithyrambique vis à vis de l'album posthume de Whiskeytown. Le mensuel " Interview " a même baptisé Ryan Adams, son leader, de nouveau Neil Young, alors que le magazine Rolling Stones affirme que Whiskeytown était le Nirvana de la county indé. Rien que ça ! Honnêtement, je me demande bien pourquoi les médias du pays de l'oncle Sam font tout ce raffut. Bien sûr Ryan a toujours conservé une attitude rebelle digne de John Lydon. Il a même sévi, à ses débuts, au sein de l'un ou l'autre groupe punk. Mais de là à porter aux nues un disque qui trempe dans le country rock on ne peut plus classique, il y a de la marge. Sorte d'hybride entre Gram Parsons, Replacements, Band, Rolling Stones et Uncle Tupelo, la musique de Whiskeytown séduit plus qu'elle ne fait preuve d'audace. Et ce n'est pas le concours du guitariste du défunt Smashing Pumpkins, James Iha, du nouveau bassiste de Guns N' Roses Tiny Stinson (et ex-Replacements) ou encore du drummer/producteur Ethan Johns (NDR : il avait emmené le trio survivant dans une église désaffectée de Woodstock pour la reconvertir (!?!?!) en studio) qui a changé quelque chose. Pas de quoi en faire un plat donc, ni risquer de choper une " Pneumonia "…

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