Aaron Thibeaux Walker est né en 1910 au Texas, à Linden très exactement. Très jeune, il acquiert le surnom de T-Bone (pour Thibeaux). A l'instar de Charlie Christian de l'orchestre de Benny Goodman, et d'Eddie Durham du Count Basie Band, il est un des premiers à amplifier sa guitare. T-Bone, c'est sans aucun doute l'une des figures majeures de la guitare blues. Il nous a quittés en mars 72. Cet album reprend des témoignages live immortalisés en 1966, au Texas. Tout particulièrement à Houston et à Pasadena. Si à cette époque, le meilleur de sa créativité était déjà derrière lui, force est d'avouer que le blues qui se dégage de ces bandes est tout à fait envoûtant!
L'album débute par "Good boy" ; un superbe blues, très swamp dans la démarche, soutenu à l'arrière par le chromatique (NDR : indispensable dans le style !) d'Harmonica Fats. "Natural ball" campe un style West Coast que Walker a porté sur les épaules pendant de longues années. Les plages lentes sont réellement émouvantes. Son T-Bone blues vous possède. La sensibilité qui se dégage de "Please come back to me" est tout à fait saisissante. T-Bone n'est entouré que d'une section rythmique et de l'orgue de Willard "Piano Slim" Burton. 1966 était la grande époque du blues blanc. Du british blues tout particulièrement. Une époque au cours de laquelle beaucoup d'Européens ont fait connaissance avec le blues. Entendre le T-Bone d'alors ne peut que nous amener à saluer ce seigneur. Lorsque le tempo s'accélère, sa guitare se libère dans un flot de notes dévastateur. A l'instar de " She's my old time used to be ". L'approche des cordes sur "Back on the scene" reflète tout le blues qui habite l'artiste. La finale "Afraid to close my eyes" nous donne le dernier frisson. Ce n'est sans doute pas le meilleur enregistrement de T-Bone Walker, mais le blues est bien présent de la 1ère à la dernière seconde.

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