CULK : entre smog et étoiles…

CULK a gravé « smogstar », son quatrième elpee ce 4 septembre 2026. Autour de Sophie Löw, également connue sous le nom de Sophia Blenda, la formation viennoise poursuit son exploration d’un présent traversé par les tensions, les élans de liberté et les zones…

logo_musiczine

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
Afghan Whigs

Mais qui est Amanda ?

Écrit par - Progzélyte -

Avouons-le, peu fréquents sont les groupes qui évoquent tour à tour Eclat, Obispo, Sheller, Dead Can Dance, Era, Brel et … feu Klaus Nomi ! Il y a pourtant un peu de tout cela chez Amanda. Pour son premier CD, le groupe belge revendique un ton neuf. Si on peut le leur accorder, c'est surtout à cause de leur aspect inclassable, car leur style, pour le moins original, est la synthèse d'ingrédients déjà exploités. N'empêche, le groupe rate probablement de peu un beau succès. Les mélodies sont plaisantes, la production et l’orchestration quasi-irréprochables. Les paroles, parfois sibyllines, échappent aux standards en vogue. Le chant est clair et évoque parfois Sheller. Mais il est aussi souvent emphatique et se plaît dans les aigus à la façon de Klaus Nomi. Les harmonies vocales, nombreuses et particulièrement soignées, font toujours mouche. Grâce à leur parenté fugace avec des chœurs d'opéra, des chants grégoriens ou inspirés par Dead Can Dance, elles constituent d'ailleurs l'atout majeur de l'ensemble. Alors, où est le problème ? Le propos musical, malheureusement très ténu et cantonné à un accompagnement (correct) du chanteur. Quatre ou cinq plages valent vraiment le détour. C'est le cas de « Welcome… », bien balancée et d'une ambiance dramatique soutenue. La plage titulaire, brodant sur un thème un peu mystérieux, est aussi de celles-là, notamment par son aspect lancinant. « Gloria Victis », chanté en latin, est bon dans son créneau gothique grand public. Et « Demain » est une réussite totale, énergique et sautillante. C'est aussi la plus brillante référence à Klaus Nomi, supérieure à la production moyenne du maître. « Falaises » dure plus de 20 minutes et aurait dû constituer la pièce de résistance de l'album. Ce morceau s'avère pourtant le moins intéressant. Loin de reposer sur une construction complexe ou de proposer une progression, il n'est qu'une suite de séquences mélancoliques tournant autour du même thème. Et si, prises séparément, aucune d'elles n'est désagréable, l'ensemble s'avère lassant, notamment à cause du tempo uniformément lent (le passage le plus 'endiablé' étant… une valse !). De plus, entre prog, gothique et chanson française, « Falaises » ne trouve pas vraiment son identité. Signalons quand même, qu'au bout de 6 bonnes minutes, elle épingle un superbe chœur évoquant furieusement DCD. Plus loin, un chant écorché sur air d'accordéon : pour un instant, pour un instant seulement, on pense à Brel et son ami Jef. Dommage en fait que le morceau ne soit pas découpé en plusieurs fragments, afin que l'on puisse accéder séparément à ses meilleurs passages sans se taper le tout. Sur ce premier opus en tout cas, Amanda est plus brillant dans la concision. Côté positif, notons encore que le groupe révèle un évident souci du détail, varie pas mal les sonorités et ne manque pas de subtilité. Vraiment, il ne leur reste qu'à bien étoffer leur propos musical. S'ils choisissent cette voie, leur prochain CD s'avérera, à coup sûr, fort intéressant.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: AmAndA
  • Genre: Metal/Prog/Noise
  • Label Prod: Polyphème
  • Date: 2000-12-31
  • Rating: 0
Lu 1446 fois
Plus dans cette catégorie : « Secret south Live »