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Hunter not the hunted

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En 2009, la formation insulaire And Also The Trees publiait “When the Rains come”, un album qui revisitait en version acoustique, quelques unes de ses meilleures compos. Il faut croire que cet exercice de style a dû marquer l’esprit du groupe, puisque sur leur dernier opus, « Hunter not the hunted », la trame acoustique est omniprésente. Elle domine même le plus souvent l’expression sonore. Enfin dominer est un grand mot ! En fait, on assiste, tout au long de l’œuvre, à une communion entre cordes acoustiques et électriques, comme seul Justin est capable de la célébrer. Et si le tempo est plus paisible, on est très souvent balayé par le flux et le reflux des différents climats sonores. Climats pourtant empreints de mystère et de mélancolie. Les drums sont amples, souples mais arides. A l’instar du morceau qui ouvre l’elpee, « Only », une compo ciselée par les cordes en picking, réminiscentes du flamenco. Et puis tout au long de « The woman on the estuary », dont la douceur contraste avec l’agitation rythmique. Enfin, sur « Angel, devil, man and beast » ainsi que « What’s lost finds », deux plages caractérisées par deux tempos différents, l’un plus lent, l’autre plus allègre. La voix de Simon est grave, souvent déclamatoire, théâtrale même, mais aussi quelque peu désabusée et ténébreuse. Les lyrics sont poétiques. Ils traitent le plus souvent des tourments au sein desquels est plongée l’âme humaine. Quant aux accents de basse dispensés par Ian Jenkins, ils se révèlent le plus souvent discrets et efficaces, mais aussi aventureux et judicieux (les très AATT « Rip ridge » et « The floating man », ce dernier hanté par un harmonica spectral, deux pistes qui figurent en fin de parcours). Instrumentalement, on épinglera encore un peu de mélodica sur le titre maître, du dulcimer que se réserve Emer Brizzolara (NDR : notamment sur la chanson cabaret « Bloodline ») ainsi qu’un interlude électro-post-indus (« Black handled knife »).

And Also The Trees viendra défendre ce superbe onzième album, sur les planches du Magasin 4, ce jeudi 17 mai 2012…

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