"New York", "Songs for Drella", "Magic & loss", "Set the twilight reeling", et aujourd'hui "Ecstasy". Depuis 1989, Lou a retrouvé l'inspiration. C'est vrai qu'il s'est toujours pris au sérieux et qu'il se considère comme un écrivain dont la muse s'exprime à travers la chanson. Des textes qui traitent invariablement de New York et de tout ce qui gravite inévitablement autour de cette métropole : artistiquement, socialement, humainement et politiquement parlant. Son nouvel opus ne déroge pas à cette règle, et le ton monocorde, destiné à épancher un lyrisme sombre, colle bien au personnage. Le prince des ténèbres a bien évidemment reçu le concours de son équipe habituelle. Soit Mike Rathke à la guitare, Fernado Saunders à la basse et Tony " Thunder " Smith aux drums. Sans oublier la participation de sa compagne, Laurie Anderson. Au violon, mais pour deux morceaux seulement. Enfin, le recours aux cuivres est beaucoup plus fréquent. Ce qui n'empêche pas les guitares d'être omniprésentes. Le plus souvent fiévreuses, desséchées, régulièrement obsessionnelles, velvetiennes, épisodiquement acoustiques, comme sur l'élégant " Bâton rouge " ; et pour notre plus grand bonheur intenses, décapantes, à l'instar des 18 minutes de " Like a possum ". Digne de " Sister Ray " ! Et pour nous rappeler que Lou est toujours accro au rock 'n roll, il nous accorde " Future farmers of America ", dont le tempo déménage comme à la plus belle époque de " Vicious "... Et à 58 piges, ce n'est pas donné à tout le monde !

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