Deuxième album pour cet ensemble gantois drivé par les frères David et Stephen Dewaele. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est bourré de hits potentiels. Depuis le kravitzien " Conversation intercom " au techno métal " Too many DJ's ", en passant par " Saturday ", imprimé sur un tempo emprunté au " J'aime regarder les filles " de Patrick Coutin, la symphonie post industrielle " My cruel joke " et le titre maître, bercé par une power pop vivifiante digne des Wannadies. Et le reste ne manque pas d'allure, même si les ballades ont un peu trop tendance à lorgner vers le post grunge de Stone Temple Pilots voire de Soundgarden. Trois fragments se démarquent cependant de la coloration essentiellement pop américaine. Tout d'abord " Temptingly yours ", dont le psychédélisme pastoral et capricieux évoque le Gorky's Zygotic Mynci. " Scream ", ensuite. A cause des arrangements aussi raffinés que ceux opérés par les Nits. Mais dans leur période la plus électrique. Et enfin, le superbe " The salty knowledge of tears ", réminiscent de la britpop rafraîchissante et semi acoustique du défunt et mythique LA's. Et comme la voix de Stephen est à la fois superbe et puissante, toutes les chansons gagnent en intensité…

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