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BlackJack

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Gatemouth est un ‘touche à tout’ génial. " BlackJack" date cependant de 1978! Ce n’est sans doute pas le meilleur de Clarence, mais son intérêt réside, sans doute, dans la panoplie de styles qu’il réunit. Il s'attaque avec le même bonheur au blues, au jazz, à la country ou au zydeco.

L'entrée en matière "Here am I" (Me voici) est un blues d'une richesse sans limite. Tous les instruments sont parfaitement en place et sont joués d'une manière tellement créatrice. Et on pense tout particulièrement à la pedal steel de Don Buzard. D'ailleurs, ce "BlackJack" est un album qui laisse la part belle au country. La pedal steel se lie à la flûte de Bobby Campo pour attaquer l’instrumental country swing, "Tippin' in". Nous avons droit à Clarence le violoniste sur le superbe "Song for Renee". Etalant la joie de vivre cajun sur "When my blue moon turns to cold again". Clarence l'harmoniciste, plus rare de nos jours, très animal sur "Street corner". Clarence le guitariste bien sûr. Toujours aussi prodigieux lorsqu’il étale sa vitesse d'exécution sur le très jazzy "Pressure cooker". Et enfin, Clarence le mandoliniste, très cowboy, sur "Take me back to Tulsa". Sur la plage titulaire, il nous démontre pourquoi on l’avait tant comparé au grand T-Bone Walker ; mais il y injecte tant de sa personnalité qu'on lui baisse le chapeau sans réserve. Question dextérité, il ne doit rien à personne, ses échanges avec Don Buzard et Bobby Campo (trompette) sur ""Honey Boy" s’élèvent à un très haut niveau.

 

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