Yulduz Usmanova est née à Namagan, une petite ville rurale, passée sous le contrôle de l’Ouzbékistan, depuis l’éclatement de l’URSS. Superstar dans son pays d’origine, Yulduz y a vendu 5 millions de disques, qui ne compte pourtant que 15 millions d’habitants. En fait, elle y incarne aujourd’hui, un nouvel esprit de liberté, d’indépendance et d’innovation, tout en célébrant les traditions millénaires. Pour rendre le folklore ouzbek accessible au public occidental, Yulduz a beaucoup voyagé en Europe. Périples qui à ce jour, lui auront permis de réaliser trois albums en Allemagne et ce " Building bridge " aux Pays-Bas. Où elle peut d’ailleurs compter sur un fan club. Tout au long de cet opus, elle parvient à mélanger le maqam (musique traditionnelle de la cour en Ouzbekistan) et la pop atmosphérique exotique. Un exercice de style qui n’est pas sans rappeler Cheb Khaled (Algérie), Ofra Haza (Israël) et Natacha Atlas (Maroc). Bref, on nage ici en pleine world music, le mélange d’électronique occidentale et d’instrumentation ethnique collant parfaitement à la voix émouvante de Yulduz. En outre, pour enregistrer ce morceau de plastique, elle a bénéficié du concours d’une pléiade d’invités ; et notamment du drummer de G Love & Special Sauce, Jeffrey Clemens, ainsi que de la Family Factory, ensemble constitué de choristes issu d’Afrique du Sud, dont la carte de visite mentionne des collaborations avec les Spinners, les Manhattans et Hugh Masekela. Pas étonnant que Yulduz soit sur le point de relever un fameux défi : établir un nouveau pont entre l’Europe et l’Asie…

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