Physique de Barbie (jetez un coup d’œil àr la pochette où l’on voit la belle frimousse d’un pur produit américain), voix un peu angoissée, mais vivifiante, Lea Andreone nous fait vivre, ou supporter, tout au long de son album, le meilleur comme le pire. Le meilleur sur de très belles compositions telles que " Sunny Day " où les passages flamenco bousculent les tempos funk sur un air de rock féministe. Celui pratiqué par Alanis Morissette ou Nathalie Imbruglia. Sur " Die in " où la guitare cristallisée se colle parfaitement bien aux rythmes rafraîchissants du backing group. Ou encore sur " Inconceivable " dont la structure mélodique n’est pas sans nous rappeler un certain Cardigans. Et puis il y a le moins bon. Avec " Starstruck Bastard ", lorsque Leah se prend pour une Tori Amos qui aurait connu quelques problèmes d’oreiller. Ou encore " Pretty freak " qu’une Madonna aurait bien pu interpréter. Le CD se clôture par une composition dont l’intitulé ne mérite aucun complément d’explication… " Lamentation ".