A l'écoute de la musique de Silkworm, on ne peut s'empêcher de penser à Buffalo Tom, à Dinausor Jr ou à Sebadoh. A Pavement aussi. Certains médias n'ont d'ailleurs pas hésité à leur accorder, familièrement, la manchette de cousins élégants de Pavement. Peut-être à cause de la structure à la fois complexe et négligée des chansons. Et puis des vocaux torturés, gémissants. Mais ici s'arrêtent les comparaisons. Car chez Silkworm les mélodies sont plus flemmardes, monochromes, moins imprévisibles. Le son plus garage que lo fi. Et puis surtout le succès beaucoup trop confidentiel...