Cinq ans plus tôt, avec une production assurée par Butch Vig, ce "New disease" décrochait la timbale. En 1996, il ne parvient même plus à remuer ce qui nous reste de fange émotionnelle. Ce qui ne veut pas dire que le groupe manque de talent. Simplement, l'essentiel de son répertoire use et abuse de clichés seattlenesques ou de breaks qui n'ont plus de vertigineux que le nom. Heureusement, 1000 Mona Lisas s'est réservé une porte de sortie. Tout d'abord en engageant Geza X (Germs, Dead Kennedys) pour produire ce "New disease". Revenu à l'avant plan depuis sa participation au dernier opus de Magnapop, il y injecte toute sa fureur et sa ferveur dans les fragments taillés dans le punk pur et dur. Empoignant même la râpe sur deux morceaux. Mais le salut de cet opus émane de deux compositions étonnantes. Tout d'abord "Wet", sorte d'Afghan Whigs expurgé de r&b. Et puis surtout "Change & decipher" qui concrétise une rencontre fortuite, mais heureuse, entre la britpop des Whipping boys et le punk gothique de Killing Joke. Même les inflexions vocales sont de la partie. Quant au morceau caché, il a tout simplement du plomb dans l'aile. Motif: il affronte la cover des Wings intitulée "Jet"...