Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes…

logo_musiczine

Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

L7
Gary Numan

Snakes n’ Arrows

Écrit par - -

L’exercice de chroniquer un CD ou un concert du célèbre trio canadien sans utiliser les termes ‘perfection’, ‘technique’ ou ‘sublime’ n’a jamais été chose aisée. Car, force est de reconnaître que depuis 1973, le groupe n’a cessé de produire des albums de plus en plus fouillés, d’une finesse peu commune. Le sommet a d’ailleurs été atteint lors de la sortie du monstrueux « Moving Pictures » incluant le hit interplanétaire « Tom Sawyer ». Rush, contrairement à bon nombre de combos de sa génération, ne cesse de bonifier, et ses prestations scéniques ne sont en fin de compte qu’une magistrale leçon de bon goût et d’ingéniosité. 

Il aura quand même fallu attendre cinq ans pour voir sortir « Snakes n’Arrows ». Une plaque résolument ambitieuse, au cours de laquelle Alex Lifeson, Geddy Lee et Neil Peart (considéré par bon nombre de musiciens comme un des meilleurs batteurs du monde) se mettent au service de l’expérimentation sans pour autant négliger le sens du groove. Rush abandonne peu à peu ses premières amours progressives et insuffle à ces nouvelles compos un son résolument heavy. Dans cet écrin sonore, on se prend à succomber au style unique d’Alex Lifeson, dont les sons de guitare n’ont jamais été aussi inventifs et captivants. Alex brille particulièrement sur le titre final « We hold on » ou encore tout au long de l’époustouflant « Workin them Angels » qui évoque la période eighties de ces monstres du hard mélodique. Le travail de production est hallucinant de clarté. Il faut dire que la tâche a été confiée à Nick Raskulinecz (Stone Sour, Foo Figthers etc…) qui n’est pas né de la dernière pluie diluvienne ! L’imparable single « Far Cry » ouvre de façon magistrale un album dont les sept premiers titres rivalisent d’efficacité. Le combo s’essaye une fois de plus à l’exercice périlleux du titre instrumental. Le captivant « The main Monkey Business » n’est pas sans évoquer un certain Porcupine Tree, et les 2 minutes 10 de « Malignant Narcissim » suffisent à démontrer la virtuosité des Canadiens à la discographie irréprochable. Bien sûr, il y a quelques temps ‘moins forts’ sur ce disque. Dont « Snakes n’ Arrows » qui fait parfois penser à « Presto », comme les plus classiques « Faithless » ou « Bravest Face » ; mais dans son ensemble, l’œuvre est d’une parfaite cohérence. 

Peu de groupes de la génération de Rush sont capables d’une telle remise en question, et d’entretenir une créativité qui semble ne pas avoir de limites. On s’incline…  

Informations supplémentaires

  • Band Name: Rush
  • Genre: Metal/Prog/Noise
  • Label Prod: Warner Music
  • Date: -0001-11-30
  • Rating: 4
Lu 1440 fois