Lorsqu'au début des eighties, la mode était aux synthés et aux boites à rythmes, Viny Reilly prônait les vertus de la guitare électrique. Ses exercices de style minimalistes, impressionnistes, empreints de nostalgie, de grâce et d'intimisme sont d'ailleurs immortalisés sur les elpees "The return of D.C." et "L.C.". Depuis le jeune prodige n'est plus parvenu à retrouver le feu sacré, multipliant les albums ‘live’, épaulant Morrissey pour son premier opus solo, avant de se tourner, fin des eighties, vers l'ambient techno; alors que paradoxalement, les formations de pop et de rock rendaient à la guitare, ses lettes de noblesses. Pour "Fidelity", il faut d'ailleurs attendre "G & T" et les deux dernières compositions "Guitar for mother" et "Storm for Steve" pour retrouver la magie des sonorités chatoyantes, fragiles, kaléidoscopiques de sa râpe. Pourtant, le reste de l'album n'est pas du tout désagréable à écouter. Les synthés, les boîtes à rythmes entretiennent un climat synthétiquement ‘durutticolumnesque’, accidentellement hydraté par le vocal éthéré d'Elli R. Rudge ou traversé de vocaux allègrement samplés, que vient trop épisodiquement rafraîchir une bruine d'électricité... M'enfin rien que les trois fragments plébiscités valent leur pesant d'or!

Nederlands
Français 
