Originaire du Connecticut, John Mayer fêtera ses 35 balais en octobre 2012. Il s’est cependant établi à New York City, depuis longtemps. Chanteur, compositeur, interprète et producteur, c’est également un guitariste au jeu raffiné. A ses débuts, il se concentrait sur la gratte sèche. Ses deux premiers elpees datent du début de ce siècle, “Room for squares” et “Heavier things”. En 2005, son inspiration se teinte quelque peu de blues, suite à des collaborations opérées en compagnie de BB King, Buddy Guy et Eric Clapton. Cette influence est marquante sur un opus live publié à l’époque. Intitulé “Try !”, il avait été enregistré au sein du John Mayer Trio, avec Pino Palladino et Steve Jordan. Avant de graver ce « Born and raised », il avait encore commis deux autres elpees, en 2006 et 2009. Pour info, sachez que chaque fois qu’il sort un album, il se vend à plusieurs millions d’exemplaires ; ce qui n’est certes pas banal ! Il a d’ailleurs décroché plusieurs awards : ‘Meilleur chanteur masculin’, ‘Meilleur album’ et ‘Chanson de l’année’.
Pour concocter ce nouveau cd, Mayer a reçu le concours de ses musiciens de la route : le drummer Aaron Sterling, le bassiste Sean Hurley et le claviériste notoire Chuck Leavell (ex-Allman Brothers Band, Sea Level). John assure la production, mise en forme pour laquelle il a quand même reçu l’aide du célèbre Don Was!
John signe ici onze nouvelles compositions. “Queen of California” permet aux musicos de prendre la température ambiante. Un country blues qui ne manque pas de charme. La combinaison entre cordes acoustiques, électriques et la pedal steel de Greg Lenz s’opère tout en douceur. Superbe chanson, “The ace of worry” met en exergue les qualités vocales de l’artiste. Tendre ballade chargé d’émotion, “Shadows days” se signale par l’intensité de la ligne mélodique, destinée de nouveau à souligner la voix de John. Jim Keltner se réserve les drums sur “Something like Olivia”, une plage empreinte d’une beauté immaculée. Sur le titre maître, David Crosby et Graham Nash assurent les chœurs. Une plage trempée dans un folk tout en délicatesse, au cours de laquelle Mayer, très inspiré, se met à souffler dans sa musique à bouche! Marche euphorique, “Walt Grace’s submarine test January 1987” bénéficie de la participation de Chris Botti, à la trompette. Les arrangements opérés sur “A face to call home” sont superbes. On y ressent une véritable montée en puissance de l’accompagnement. Dommage d’ailleurs que ce type de traitement n’ait pas été davantage opéré sur cette œuvre de folk pop américaine, jusqu’au bout des racines.

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