Paul, George et Ringo ayant accepté de ‘rebeatlesiser’ quelques démos de John, l'occasion était belle pour Yoko Ono de rompre avec le silence. Et puis surtout de permettre à son fils Sean, de faire son entrée dans le monde musical. Un multi-instrumentiste qui fait ici tout l'étalage de son talent. Yoko chante, bien sûr. Vocalise aussi. Suivant des oscillations très caractéristiques. Pensez à son album "Fly". Elle a également composé les lyrics. Et puis nous réserve, sur la notice de la pochette, un commentaire réaliste et déchirant sur les conséquences de la bombe atomique tombée sur Hiroshima en 1945... "Rising" s'avère finalement plus intéressant que nous l'espérions. Si les chansons de la deuxième partie de l'album se noient dans un relatif anonymat semi-acoustique, les sept premières se révèlent d'excellente facture. Abordant tantôt le punk ("Warzone", "I'm dying") ou le reggae funk ("Ask the dragon"), avec la même virulence que Nina Hagen, tantôt le minimaliste lo-fi ("Wouldnit" et "Talking to the universe") et même le garage ("New York woman"). Une excellente surprise!

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