Le retour du rock est mort… Vive le rock ! Même pas encore né qu’il s’est déjà suicidé le salaud ! Suivant cette logique éphémère, Larrikin Love sort un premier album, quelques jours seulement après s’être tiré une balle dans la tête… A bout portant. Il ne reste aucun survivant. Pour cause de décès, cette chronique s’écrira donc au passé. Après un EP (« A day in the life ») annonciateur d’une nouvelle déferlante post-Libertines, Edward Larrikin et ses compagnons énamourés sortaient « The Freedom Spark », disque triptyque où haine, contes de fées et liberté se fracassaient dans l’urgence et l’illusion de meilleurs lendemains. L’espoir était maigre. Mais Larrikin tentait l’aventure, sous-louant quelques entourloupes ‘rimbaudiennes’ défoncées à l’ami Doherty. Rien de nouveau. Non, rien de rien. Si bien que, dès les premières érections vocales de « Six Queen », les fans de Pete et Carl voulaient la peau du pauvre Edward. Mais pas de chance pour eux, Larrikin Love était adepte de l’auto-défenestration. Alors voilà, c’est terminé. En attendant, il reste ce disque : « The Freedom Spark ». Et, si les préceptes du rock’n’roll sont à chercher dans le défoulement, l’amusement et l’insouciance adolescente, alors, cet album est à l’image d’une certaine idée du rock’n’roll. Toujours est-il que Larrikin Love n’est plus. Pas grave, de toute façon, cela n’y aurait rien changé. Pour eux, tout s’est ainsi résumé à toucher l’intensité du moment. Bien sûr, cela ne vous empêchera pas de goûter aux joies fugaces de la prochaine nouvelle vague British rock & folk. Aux suivants !
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